Alaotra Mangoro : Une excursion nature et découverte
22 janvier 2012 - Escales Escales commentaires   //   126 Views   //   N°: 24

Le dynamique office de tourisme de l’Alaotra Mangoro ne cesse d’identifier et de mettre en valeur des nouveaux sites. Telles ces chutes d’Andriamamovoka à moins de deux heures de la capitale.

De Moramanga, nous avons parcouru 32 km en direction d’Antananarivo par la RN2, puis à hauteur du village d’Anjiro, 7,5 km d’une bonne piste qui nous plonge au coeur d’un bucolique paysage composé de petits villages qui surplombent leurs rizières en terrasse.

La randonnée qui doit nous mener en trois quarts d’heure au pied des chutes d’Andriamamovoka sillonne une vallée dominée par d’impressionnants pics qui furent les refuges des rois Bezanozano.

Nous nous frayons un chemin au milieu d’une végétation où abondent les radriaka, petites fleurs multicolores dont les feuillages laissent échapper une odeur à la fois poivrée et mentholée. Rafraîchissant passage du torrent en aval des chutes que l’on entend déjà gronder… Au détour de l’étroit sentier, surgissent ces vertigineuses chutes dont les embruns créent un microclimat qui a permis à de nombreuses fougères et palmiers de s’épanouir. Quelques spécimens de rhipsalis (la seule cactée endémique de Madagascar) s’accrochent aux branchages.

Après nous être laissés arroser par les eaux vives, nous décidons de poursuivre l’ascension – car au-dessus des chutes l’on nous promet des piscines naturelles. Petite excursion supplémentaires d’une demi-heure très ombragée. De véritables barrages naturels, qui donnent naissance à une multitude de cascades, ont, effectivement, créé divers points d’eau. De grasses prairies environnantes constituent autant de lieux propices à des pique-niques qui suivront la baignade.

Le retour nous verra emprunter des « ponts » confectionnés de quelques bois jetés au hasard entre les rochers mais qui auront su remplir leur fonction (non sans quelques frayeurs !) À peine avons-nous franchi le torrent qu’apparaît, sur le sentier, un couple de vontsira, petit carnivore dont la foisonnante queue annelée brune et rousse, constitue un véritable panache.

L’un des charmes majeurs de cette excursion à laquelle une journée peut être consacrée, si on inclut un pique-nique (et son corollaire indispensable, une petite sieste en pleine nature), est la rencontre avec les accueillants et souriants villageois surpris dans leurs activités quotidiennes. De retour au village d’Andriamamovoka où nous aurons laissé notre véhicule, nous seront offerts en toute simplicité de succulents mangahazo, manioc bouilli à la saveur de châtaigne.

Les derniers hectomètres nous avaient permis de dominer l’ensemble des chutes qui semblent tracer un véritable sillon au milieu d’une dense, mais néanmoins fragile et menacée forêt primaire.

En dehors du repas, les quelques instants passés dans le village auront été « haut en couleurs ». Jeunes filles qui vaquent à leurs occupations, toutes accompagnées d’enfants accrochés à leurs jupes… Les chutes d’Andriamamovoka ne figurent dans aucun guide. Un exemple, parmi une multitude d’autres sites, des ressources incommensurables et souvent inexploitées de la grande île.

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