Ah mais dis-donc c’est Didaï !
2 mars 2018 - Diaspora Hexagone commentaires   //   745 Views   //   N°: 98

Frédéric Cyrille, alias Didaï est un pur Parisien d’origine malgache. Passionné par le beatmaking et plus généralement par ce qu’il appelle l’« emotional music », il a pour particularité d’avoir flirté, et de continuer à flirter avec le gratin de la scène rap hexagonal. Mothafuckamoock !

Né il y a 38 ans dans le vingtième arrondissement de Paris, Didaï a toujours baigné dans la culture française. Mais bien qu’il ne connaisse que très peu la Grande Île, son éducation a été forcément teintée de culture malgache. Plus emballé par la musique que par les études, il entre très tôt dans la vie active et commence à courir les stages et formations dans des studios d’enregistrement. « Je recevais des compliments pour ma rigueur et mon investissement, ce qui m’a vite valu un poste d’ingénieur du son pour des doublages de films. »

Mais en 1994, il a 14 ans, c’est la grosse révélation. Un soir, en boîte, il entend Regulate de Warren G & Nate Dogget et devient accro à vie au rap west coast. « Le gangsta funk a été l’élément véritablement déclencheur de mon envie de faire de la musique », reconnaît-il. A l’époque, être beatmaker n’est pas reconnu comme un métier en soi, mais guère plus aujourd’hui, en tout cas en France.

« Je préfère dire que ma profession est musicien compositeur, c’est ce qui est écrit sur mes contrats. Mais en dehors du rap, je compose avec des boîtes de prod pour des films, des docus, des reportages. »

Comme tout le monde, il commence à bidouiller ses propres sons sur le jeu Music 2000 sur PlayStation, avant de passer quelques années plus tard sur du matos plus conséquent. Depuis, ce sont des collaborations plus marquantes les unes que les autres avec le gratin du hip-hop hexagonal : Nekfeu, Set & Match, Casseurs Flowters (Orelsan & Gringe), A2H, Aelpeacha, Billie Brelok, Grems, Freeman (ex IAM), Hifi, Nemir, Laylow, Jok’air et Dj Pone, liste non limitative !

« Ce qui est magique, c’est de pouvoir travailler avec des artistes que j’écoutais plus jeune, comme Hifi qui faisait partie de Time Bomb, un des collectifs les plus emblématiques du rap français. Je n’ai pas assez de recul pour savoir quelle est ma signature, mais c’est vrai que j’aime puiser dans ce que j’écoutais avant. »

Quant aux prochaines collaborations, son agenda est largement « booké » : « Là je bosse sur un EP avec Lucio Bukowski, un mc de Lyon, et j’ai aussi ce projet dont je ne peux trop parler avec Thomas Ngijol. » Sans oublier une prochaine galette avec son groupe Rimcash & Didaï, qu’on espère dans la continuité de l’emblématique Mothafuckamoock (2010).

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