A2H : « Ce négro est excellent » !
25 novembre 2016 - Diaspora Hexagone commentaires   //   1510 Views   //   N°: 82

Originaire de Madagascar par sa mère, il n’a jamais connu ce pays qu’il rêve un jour de visiter. Lui c’est A2H, l’une des valeurs montantes du rap « made in France ». Un électron libre.

Il grandi dans le 77 entre Melun et Le Mée-sur-Seine. Très jeune, A2H (diminutif de son premier blaze d’artiste Ahhuri) savait déjà ce qu’il ferait de sa vie. De la zik en toute liberté. Libre comme le titre de son dernier album, sorti le 16 avril dernier. Une galette bourrée au rap, comme il se doit, sa marque de fabrique.

Nourri par la musique depuis sa naissance, il apprécie déjà à 8 ans les vibes de Bob Marley et le flow de Michael Jackson. « Mes parents sont séparés depuis mon enfance, mais des deux côtés ce sont des passionnés de musique. Mon père très jazz et ma mère reggae, soul et chanson française. »

En 2000, le déclic rap se produit en lui en découvrant NTM, Dre, Snoop Dogg, ses grandes sources d’inspiration. Mais quatre ans plus tard, il se sent « saoulé » par cette musique trop marquée « caillera », comme on dit dans le 77. Il choisit d’élargir son territoire musical par des incursions dans le reggae et le rock. « Ma musique est teintée de toutes ces influences. C’est pour ça que sur scène je joue de la guitare, ce qui n’est pas si courant dans le rap ! » Un rappeur multidimensionnel !

Dans ses textes, A2H raconte dans une ambiance très chill ses inspirations quotidiennes, ses aventures et celles de ses proches : « L’amour, le sexe et tout le reste », comme il dit. Musicalement, il se sent aujourd’hui attiré par Kanye West, le rappeur au polo Ralph rose et talentueux synésthète de Pharell Williams, ou encore par Kendrick Lamar qui a rappé sur un son produit par le beatmaker français Astronote d’origine malgache. « Mais Kanye occupe une énorme place », confie-t-il.

A2H a déjà un long parcours dans le rap avec trois albums Bipolaire (2012), Art de vivre (2014), Libre (2016) et plusieurs EP en poche. Mais son dernier opus Libre est celui qu’il reconnaît comme son « véritable album ». Un album qui a mis un an et demi à venir au monde et sans doute qu’à son écoute vous vous direz, comme dans sa chanson Excellent (produit par Didaï) : « Ce négro est excellent ! » Même s’il n a jamais mis les pieds à Mada, la Grande Île est pour lui matière à rêver et à faire des projets. Un petit concert ne lui déplairaît pas en guise de mise en bouche. « Je ne connais pas assez la scène locale mais j’aimerais trouver des artistes à développer et mettre en place des concerts et des festivals. » Le message est passé. Libre à vous d’y répondre !

Photos © : Clotilde Pennet

#KoléaneFoxonet

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