À deux c’est mieux !
13 juin 2018 - LifeStyle commentaires   //   80 Views   //   N°: 101

Hemerson Andrianetrazafy
« D’art et d’eau fraîche »

Comme le dit si bien le dicton « qui se ressemble, s’assemble », et ce n’est pas le couple formé par l’historien d’art Hemerson Andrianetrazafy et l’artiste plasticienne Randrianjafifaralalao alias Rfaral qui nous dira le contraire. Tous les deux ont grandi dans le même quartier de Mahamasina et tous les deux partagent la même passion dévorante pour l’art.

Ce qui les a réunis il y a 40 ans de cela ? Leur amour pour la lecture. « Nous étions tous les deux férues de lecture. Nous nous échangions des livres et nous débattions jusqu’à pas d’heures sur ce que nous avions lu. Il m’arrivait de squatter chez elle jusqu’à 2 heures du matin, juste pour le plaisir de rester ensemble », raconte-t-il. De là, naît une relation fusionnelle à travers laquelle le tandem a pu s’épanouir en explorant à deux le monde artistique. Ensemble, ils se passionnent pour la musique, la peinture, les arts plastiques et avant tout la création contemporaine. Mais si c’est leur passion commune pour l’art qui les a unis, ce sont surtout les difficultés auxquelles ils ont dû faire face qui les ont soudés au fil des années. Pour ce couple, la vie n’a pas toujours été rose. « Nos parents n’ont pas accepté notre union. À l’époque alors que j’étais encore étudiant, je n’avais que 2 500 ariary pour faire vivre une famille de trois enfants, mais elle ne m’a jamais quitté et nous avons tout enduré ensemble. Les moments difficiles nous ont soudés et c’est grâce à eux que nous avons appris à apprécier les petits moments de bonheur furtif que la vie nous donne ». Un couple qui vit d’art, d’amour et d’eau fraîche…

Jimmy B Zaöto
« Ma femme, ma batterie et moi »

Comme tout artiste digne de ce nom, la vie de couple de Jimmy B Zaöto n’est pas de tout repos. Et pour cause ! Le premier amour de sa vie est sa batterie et la musique passe avant tout. Il est d’ailleurs l’un des batteurs les plus sollicités du pays. Alors, forcément, il faut aimer les couples à trois. « Le coup de foudre pour la batterie s’est produit lorsque j’ai eu 5 ans.

J’accompagnais toujours mon père qui animait à l’époque des bals poussière à Namakia à Mahajanga. » Avec son groupe fondé en 2010, il fait du ZaotÖgrooV, mélange de musique traditionnelle du Nord avec des sons d’ailleurs (afrobeat, jazz, rock, etc.) et il lui arrive de partir deux ou trois fois par semaine, voire de s’absenter pendant des mois. Son couple en souffre car Madame est jalouse, mais il aime ça ! Derrière le masque sévère, le batteur est on ne peut plus romantique à sa manière. Il a constitué avec son « binôme » (comme il aime appeler sa moitié) une relation atypique. « On est libres, on fait ce qui nous plaît, où ça nous plaît. On s’en fout de ce que les gens pensent. Carpe Diem ! » Quand il n’est pas en tournée, Jimmy B Zaöto s’investit à fond dans sa relation, car lui aussi très possessif. « Je ne suis pas jaloux pour un rien. Mais quand je lui fais ma crise de jalousie, elle trouve ça très mignon car elle sent que je tiens vraiment à elle, et c’est le cas ! » Et là, pas de place pour la batterie dans le binôme.

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