Le petit village de pêcheurs d’Anakao, au sud de Tuléar, est une des stations balnéaires les plus prisées de la grande île. Il a su néanmoins préserver des attraits naturels exceptionnels qui restent à découvrir.
À quelques encablures de ce lieu hautement touristique où s’égrènent, le long d’une immense plage, quelques confortables hôtels, se présente tout un ensemble de lieux aux décors grandioses. La baie Saint Augustin, tout d’abord, qu’il aura fallu traverser depuis Tuléar afin de rejoindre ces contrées sauvages du grand Sud. Falaises abruptes qui surplombent des eaux profondes où les pêcheurs ramènent, de temps à autre, ces créatures marines d’un autre âge dénommées cœlacanthes. Au soleil couchant, l’embouchure du fleuve Onilahy offre un spectacle lunaire.
À peine quitte-t-on la plage d’Anakao où s’amoncellent les pirogues multicolores des pêcheurs traditionnels, que la végétation regagne ses droits : immenses et élancées alluaudias (véritable emblème du grand Sud auquel elles confèrent un côté « western »), euphorbes au vert grisé si particulier qui, lorsqu’il se détache sur le bleu des lagons, devient si intense, et baobabs aux formes les plus grotesques. Le ciel azur, le rouge flamboyant de la latérite et cette gamme infinie de verts : le photographe ne peut qu’être au comble de la joie ! Surtout lorsque surgissent un immense troupeau de zébus et ses « cowboys-enfants » ou qu’une tortue radiata s’extirpe d’un fourré pour traverser la piste.

Le Parc national de Tsimanampesotse, à moins de deux heures des plages immaculées d’Anakao, fait partie de ces sanctuaires naturels dont la visite laisse des souvenirs impérissables : milliers de flamands roses qui s’ébattent dans des eaux d’un turquoise laiteux indescriptible. De quelques surplombs, vision panoramique sur un lac qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres avec, en premier plan, des représentants d’une incroyable flore dont ces euphorbes saucisses, si bien nommées. À notre passage, envolée d’une colonie de pigeons verts qui se gavaient de fruits. Nous aurons eu tout le loisir d’observer une famille de pintades sauvages au beau plumage ponctué de touches blanches et plusieurs variétés de couas, si peu farouches qu’ils semblent apprivoisés.

Croyez-vous que ce soit tout ? Eh bien non ! Le littoral réserve lui aussi de belles surprises. Passons sur les criques ourlées de sable blanc qui contrastent avec les bleus du lagon, mais détaillons cet autre endroit magique dénommé « La pierre qui fume » : une côte rocheuse se présente sous forme d’un amphithéâtre naturel dont les gradins inférieurs seraient percés, laissant s’échapper, à intervalles réguliers, d’immenses jets d’eaux qui rivalisent avec ceux des baleines à bosse, elles aussi en villégiature un peu plus au large. La traversée des villages, où à notre passage s’improvise un véritable marché (particulièrement bien fourni en poissons et poulpes), apporte également son flot d’images colorées. Le dépaysement est total.


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Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
Outre son répertoire habituel, à mi-chemin entre jazz, rock et tsapiky, la
formation qui compte maintenant en ses rangs Jax à la basse, en |
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