Pittoresques, anonymes ou prestigieux, les escaliers de Tana font partie intégrante du paysage de la ville. Si la plupart des citadins ne font que les emprunter, d’autres y installent leur petit commerce, et ça marche !
Surnommée la ville des Mille, Tana pourrait tout aussi bien s’appeler la ville des Escaliers, car elle en compte pas moins d’une centaine. Véritables artères reliant le centre à la Haute Ville, ces escaliers jouent un rôle essentiel dans la vie des Tananariviens. Les plus fréquentés sont sans nul doute les escaliers jumeaux, situés l’un en face de l’autre, d’Antaninarenina et d’Ambondrona, comptant chacun168 marches. Le premier, appelé l’escalier Ranavalona Ier, a été construit sous cette reine entre 1828 et 1861 et permettait de rejoindre en très peu de temps la place d’Analakely où se trouvaient alors toutes les activités. L’escalier d’Ambondrona était lui un haut lieu de la brocante. Ils abritent aujourd’hui de nombreux marchands ambulants, mais également des épiceries ayant pignon sur rue, des restaurants, voire le Centre Germano-Malagasy.
Les escaliers servent également de « terrains d’entraînement » aux sportifs de la capitale, notamment les joueurs de rugby qui ont l’habitude de les emprunter de bon matin, dans un sens comme dans l’autre. C’est le cas de l’escalier Razafindrazay, situé sur la colline d’Andohalo, qui relie directement Mahamasina à la cour de la cathédrale d’Andohalo. Construit en 1880 par les jésuites, cet escalier est le plus éprouvant et l’un des plus longs de la capitale avec ces 416 marches qui lui valent son surnom de 416 ou de Tsiafakantitra (celui que les vieux ne peuvent pas gravir). Véritable parcours du combattant, il n’en offre pas moins une vue magnifique sur les plaines du Bestimitatatra, le lac Ansoy et le stade de Mahamasina. Emprunté quotidiennement par les employés de bureau, les étudiants et les sportifs, il n’abrite cependant qu’une seule petite épicerie, située à mi-hauteur.
Tout aussi pittoresques, l’escalier d’Ambohijatovo présentant une des pentes les plus raides, l’escalier Ramilijaona reliant Mahamasina à Imarivolanitra, les escaliers du prince Kamamy permettant de rejoindre Ambanidia et le palais de la Reine, ou encore le petit escalier de Faravohitra qui débouche sur les étals des marchands de bouteilles et de flacons usagers.
(article publié dans no comment magazine n°24 - Janvier 2012 ©nocomment éditions)


|
Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
Outre son répertoire habituel, à mi-chemin entre jazz, rock et tsapiky, la
formation qui compte maintenant en ses rangs Jax à la basse, en |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.