Les bains des reliques royales constituent un événement majeur pour les Sakalava. Chaque année, ils sont des milliers à converger vers le Doany Miarinarivo de Mahajanga, le sanctuaire des grands ancêtres.
Du 18 au 22 juillet se sont déroulées les grandes cérémonies des bains des reliques des quatre rois fondateurs de la dynastie Sakalava du Boina. Un événement qui attire chaque année les Sakalava dispersés aux quatre coins de l’île, mais aussi de nombreux fidèles venus de Mayotte, de La Réunion, voire de France. C’est l’occasion de grands pèlerinages au Doany Miarinarivo, le lieu de culte où sont gardées les reliques royales, dans le quartier Tsararano de Mahajanga., sous l’œil attentif du prince Richard Djaofeno,
« Le bain des ancêtres signifie la purification. Les Sakalava considèrent que les esprits des rois vivent dans le zomba (sanctuaire)et les laver est une marque de respect et de dévotion », explique le prince Richard Djaofeno, l’actuel souverain.
Après le bain des reliques, les mânes des ancêtres désignent dans la foule des « porte-parole ». C’est le tromba, le moment où l’esprit des rois, appelé Andriamisaraefadahy, s’empare de fidèles et s’exprime à travers eux. Les médiums sont d’autant plus respectés qu’ils sont aussi guérisseurs. Les voix « d’outre-tombe » égrènent leurs messages aux sons des tambourins. Prières et demandes de bénédiction se poursuivent, de jour comme de nuit jusqu’au vendredi soir. Dans la foule, on chante le jijy (ou antsa sakalava), accompagné du hululement des femmes. Opportunité oblige, s’installent aussi, ici et là, les marchands de tous genres.
« Le Doany est le lieu sacré où l’on demande le pardon, la santé et la chance pour soi et les siens, mais il faut bien se préparer avant d’y entrer », explique le prince Richard. Un bain de mer d’au moins 30 minutes est requis au préalable, puis on enfile un long pagne consacré, sans rien dessous. Tête nue, pas de chaussures. Le dénuement total. Tout au plus, chez les femmes, les cheveux tressés ou séparés en deux nattes. En cette époque marquée par le « syncrétisme » religieux, les Sakalava continuent à puiser dans la tradition. Par elle s’exprime leur rapport au monde, aux vivants et aux morts. Un pur objet de civilisation.



|
Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
Outre son répertoire habituel, à mi-chemin entre jazz, rock et tsapiky, la
formation qui compte maintenant en ses rangs Jax à la basse, en |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.