Du cirque à Tana ? On ne savait pas ! Et en plus ça fait école ! À l’origine de ce défi, une femme pas comme les autres : Virginie Lavenant. Des projets comme le sien il n’y en avait jamais eu à Madagascar. Tout est parti d’un constat préoccupant : la situation de milliers d’enfants exclus du système scolaire et social malgache.
Virginie s’est demandé comment pallier ce problème et a trouvé la solution à travers sa plus grande passion : le cirque. « Car le cirque c’est à la fois un lieu d’échange, d’interdisciplinarité d’apprentissage de la vie en groupe, bref, un endroit où les enfants peuvent trouver un équilibre et un sens ».
Il nous a fallu arpenter nombre de ruelles, suivre de nombreux détours, nous enfoncer dans la vie foisonnante d’Andravoangy avant de pouvoir rencontrer Virginie. Elle nous a accueillis avec un grand sourire dans un décor caractéristique : vastes tentures, peintures de clowns, rangées de bancs et tous les accessoires possibles et imaginables. C’est dans cette ambiance inattendue à Tana qu’elle nous a raconté l’histoire de son projet.
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Originaire de Basse-Normandie, elle a commencé sa carrière dans le théâtre. « J’adorais l’ambiance de troupe, la solidarité qu’il peut y avoir entre ceux qui partagent un art, une discipline. Et quand j’ai rencontré quelqu’un qui m’a fait connaître le cirque, j’ai découvert un univers où ces qualités étaient encore mieux mises en valeur. Il y a cette vie de famille en caravane, cette discipline collective, cette solidarité exacerbée, et au plan personnel un rapport au corps et une manière de se lancer des défis permanents extraordinairement enrichissants. » Virginie se spécialise dans l’aérien et la corde tendue, suit des stages à l’école de Fratellini, et entre à l’école de recherche et de créativité du grand maître vietnamien Lan n’guyen.
Le cirque, c’est pour elle un engagement et elle a voulu pousser cette logique jusqu’au bout en participant à la création de l’association Aléa des possibles qui œuvre à Mada. Son but est d’offrir aux artistes un espace d’échange et de formation qui leur permette de découvrir et de développer leurs talents. C’est aussi un lieu de vie où les artistes reviennent sans cesse pour échanger et s’améliorer. Cet enfin un lieu de promotion, car grâce à Aléa des possibles, certains artistes ont la possibilité de partir à l’étranger dans le cadre de représentations, de formations et d’échanges artistiques.
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Et comme si ça ne suffisait pas, elle décide de créer le programme Chapiteaux métis qui, au sein de l’association Aléa des possibles, permettra d’aller à la rencontre des enfants défavorisés via les arts du cirque. Le concept est simple : leur offrir une éducation à travers le cirque. Les enfants y viennent pour se familiariser avec l’ensemble des métiers du cirque et des arts en général. « C’est pour eux un moyen de développer leur créativité tout en s’intégrant dans un groupe. Ils évoluent tout en s’amusant et en s’exprimant. D’ailleurs, nous ne leur offrons pas que des formations artistiques. Grâce à un autre programme associé, Alph art, une trentaine d’enfants suivent également des cours d’alphabétisation. Nous voulons vraiment être présents à tous les niveaux, avec l’idée d’offrir aux enfants une alternative aux programmes traditionnels d’intervention sociale. » C’est aussi une façon de décloisonner la culture et de la rendre accessible. Le rêve, nous a-t-elle confié, ce serait de créer des Chapiteaux métis dans tous les quartiers.
Contact : 034 18 424 29 – 032 04 993 08


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Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
Outre son répertoire habituel, à mi-chemin entre jazz, rock et tsapiky, la
formation qui compte maintenant en ses rangs Jax à la basse, en |
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