Unifier et rassembler : c’est l’objectif qu’Ariry Andriamarotsiresy se donne à travers la danse, car il considère que les arts doivent servir à rapprocher les peuples, les cultures et les ethnies. Rencontre avec un danseur humaniste, leader de la compagnie Rary.
Comment avez-vous découvert la danse ?
Comment m’est venue cette maladie ? Quand j’avais 12 ans, ma sœur dansait et étudiait l’éducation physique. Elle m’a appris à aimer la danse, et même la couture ! J’ai grandi à Fianarantsoa, et quand je suis arrivé à Tana pour mes études, j’ai découvert l’association ASCUT (Association culturelle de Tananarive) où des moniteurs réputés donnaient des cours de danse. Je me suis inscrit. Enduite, j’ai pris des cours de perfectionnement avec Sary et Aimée Razafimahaleo.
Vos débuts en tant que professionnel ?
En 1990, j’ai intégré la compagnie Tsingory dirigée par le célèbre Théo Ranjivason. Nous avons dansé lors de concerts d’artistes de renom comme Rossy ou Bodo. En 1993-1994, il y a eu une grande campagne de promotion de la danse contemporaine pilotée par l’organisme Afrique en Création, dirigé par Alphonse Thiérou. Un danseur chercheur ivoirien dont l’idée était de promouvoir la danse africaine à travers les jeunes chorégraphes. Il ne s’agit ni de reproduire les danses traditionnelles ni d’imiter les danses européennes, mais de produire des créations originales et porteuses de messages.
En 1995, la compagnie Tsingory a été sélectionnée pour participer à la première édition du concours Danse en Création organisé par Afrique en Création en Angola. Nous avons obtenu le second prix avec la compagnie Tumbuka Dance du Zimbabwe. Après ce beau chapitre, j’ai décidé de suivre ma propre voie.
Vers quels horizons ?
Avec des jeunes de 14-20 ans, nous avons créé en 1996 la compagnie Rary. Rary en malgache, c’est la vannerie : plein de petits éléments qui se tissent entre eux pour donner de belles choses. La compagnie est aujourd’hui composée de 13 Malgaches issus de différentes régions et cultures, ce qui est très important : c’est dans la diversité que se trouve la richesse.
En 2001, la compagnie Rary a reçu le second prix du concours Danse africaine qui s’est déroulé à Tana, et nous avons été lauréats du concours RFI Danse la même année. Ça nous a permis de danser dans 10 pays d’Afrique de l’ouest, des pays d’Afrique australe, presque toute l’Europe et 3 états aux États-Unis.
La compagnie Rary est aussi une école de danse.
Tout à fait. Nous avons créé l’école en 1998 avec 10 élèves. Aujourd’hui, il y en a 300, et la moitié des jeunes qu’on a formés sont devenus des professionnels. Nous enseignons aussi dans des centres sociaux, chez des associations comme S.O.S Villages d’enfants, ainsi que dans des écoles privées. J’essaie de transmettre ma vision de la danse, de l’art et de la vie au plus grand nombre de jeunes possible, quel que soit leur environnement ou leur contexte de vie.
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Des projets ?
Je suis en train d’écrire un livre intitulé Vohambolana Rary (Vocabulaire Rary) qui regroupe les vocabulaires techniques de la musique et de la danse utilisés dans notre école. Sortie prévue en 2011. Nous préparons pour la même année la 4e édition de la rencontre Lab’Dihy. Lab’ pour laboratoire et dihy pour danse. On invite sur 2 ans des chorégraphes de l’Océan indien et d’Afrique. L’objectif est un partage d’expériences entre les professionnels étrangers et les jeunes danseurs malgaches.


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Comments
Ca n'a rien de bizzare, c'est de l'art :)
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