S’immisçant entre d’immenses massifs forestiers primaires, sur plus de 80 km à l’intérieur des terres, la baie d’Antongil et ses alentours constituent un véritable sanctuaire de la nature qui garde les traces de très anciens peuplements.
Sur des rochers du petit îlot de Nosy Mangabe, niché au fond de la baie, d’intrigantes inscriptions agrémentées de plusieurs dates révèlent que des navigateurs croisèrent dans ces eaux dès le début du XVIe siècle. Cet ancien repaire de pirates n’est peuplé désormais que de lémurs fulvus, caméléons et uroplatus. Madagascar National Parks, qui assure la conservation de la biodiversité de cet îlot, dispose d’un camp sous tentes entre plage et forêt.

Totalement enclavée, la petite ville de Maroantsetra dispose de nombreux attraits. Chantier naval d’où sortiront des boutres prêts à affronter un océan Indien souvent capricieux, marchés qui regorgent de fruits et épices et immenses plages bordées de cocoteraies. Le jour, ses rivages fourmillent de l’activité des pêcheurs traditionnels et de celle des marins qui déchargent à même la plage denrées et victuailles les plus diverses en provenance du reste de la grande île. Le soir, au soleil couchant, le silence est total, la communion avec la nature parfaite… L’entrée de la baie d’Antongil offre deux sites naturels exceptionnels. Au sud, la réserve de la biosphère de Mananara et son plateau corallien d’un millier d’hectares agrémenté de trois petites îles où s’épanouissent barringtonia et palmiers cycas. Au nord, la presqu’île du Cap Masoala qui abrite le plus vaste Parc national de Madagascar. Ici, la forêt vient se jeter littéralement dans la mer. À peine a-t-on quitté la plage que déjà l’on parcourt cette forêt primaire classée au patrimoine naturel mondial de l’Unesco, dont certaines essences, parmi les plus précieuses, attirent les convoitises… La vue de grands arbres centenaires avec en arrière-plan l’écume des vagues, est des plus impressionnante. L’avifaune est exceptionnellement diversifiée. Il serait trop long de décrire les autres représentants de la faune ou de la flore qui se concentrent en ces terres escarpées. Nous aurons eu tout le loisir d’admirer des lémuriens roux (Varecia variegata rubra), le plus bel oiseau endémique de Madagascar, l’helmet vanga au beau bec bleu et quantité de palmiers et plantes épiphytes. Les torrents qui sillonnent le parc sont peuplés d’une multitude de grenouilles qui rivalisent de couleurs. Le parc national Masoala se double également d’un parc marin aux eaux cristallines. Personnellement, ce sont les rivages, étroite bande de sable entre mer et forêt qui m’ont procuré les sensations les plus émouvantes. Au petit matin, cette impression d’assister à la naissance du monde… Le littoral est, en outre, ponctué de masses rocheuses aux formes étranges. Véritable musée d’art contemporain à ciel ouvert. Il est inconcevable de penser pouvoir appréhender les richesses naturelles de la grande île, sans avoir parcouru ces lieux parmi les plus préservés de la planète.


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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