Cette souriante métisse chinoise née à Fénérive Est dirige, avec son mari Jean-Jacques, l’hôtel Lakana à Sainte-Marie comme une maîtresse de maison. Soucieuse, en priorité, de l’accueil et de la décoration toujours largement fleurie dans cet hôtel pourtant noyé dans une végétation où les crotons rivalisent de couleurs avec les hibiscus ou les orchidées.
Après des études à Toamasina puis au Collège de France à Antananarivo, Joëlle a occupé successivement les postes de secrétaire de direction puis de réceptionniste à l’hôtel Neptune à Toamasina.
L’année 1982 est celle du mariage avec Jean-Jacques qui termine son service militaire, et de la création de l’hôtel Lakana. « Parallèlement à la construction de l’hôtel qui s’est étalée sur plusieurs années, nous avons débuté des activités nautiques, dont les safaris baleines que nous avons été les premiers à proposer à la clientèle touristique. En 1984, en allant à La Crique en bateau, nous avons percuté l’un de ces cétacés qui a émergé juste devant le bateau, faisant office de tremplin. Le bateau a mis des années à être réparé ce qui nous a orientés plus rapidement vers l’hôtellerie-restauration ». Dans l’attente de l’ouverture effective de l’hôtel en 1985, Joëlle et son mari multiplient les activités : de la photographie (particulier les photos d’identité) à l’ouverture d’une crêperie.
Le Lakana ouvre enfin, conçu comme un hôtel, mais l’ambiance familiale qui y règne évoque davantage celle d’une maison et d’une table d’hôtes. Jean-Jacques, qui connaît parfaitement l’histoire de Sainte-Marie, n’hésite pas à faire partager à ses hôtes l’amour qu’il éprouve pour Nosy Boraha.
L’hôtel Lakana se caractérise par ses jardins en bord de plage et ses 6 bungalows sur pilotis qui complètent les 10 qui s’égrènent dans la luxuriante végétation. Ces 16 bungalows de construction traditionnelle offrent un bon confort : salle d’eau privative, eau chaude, bonne literie…
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« Les cyclones ont régulièrement emporté les bungalows sur pilotis si prisés par la clientèle. Ivan en 2008 fut le dernier à tout détruire sur son passage… mais les bungalows ont tous été reconstruits depuis. En dehors des aléas politiques, les approvisionnements mais surtout le recrutement du personnel sont problématiques. L’absence d’une école de formation aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie oblige à recruter régulièrement à Antananarivo. Loin de chez eux, rares sont les jeunes qui restent bien longtemps ».
Joëlle, néanmoins, ne changerait pas de métier pour tout l’or du monde. « Rendre heureux des visiteurs qui découvrent mon pays est la plus passionnante des tâches qui soient. Les entendre, émerveillés, nous conter les détails des excursions que nous leur avons organisées, me ravit ».

Si l’on rajoute que la table est excellente, le service efficace et souriant, l’on comprend que l’hôtel Lakana soit depuis plus de vingt ans particulièrement privilégié par ceux, y compris les résidents, qui veulent séjourner agréablement sur l’île aux orchidées.
Contact : 032 07 090 22


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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