Nosy Be
1 mai 2014 - Escales commentaires   //   249 Views   //   N°: 52

Le mythe perdure

« Nosy Be jalousé, Nosy Be décrié mais Nosy Be préservé », peut-on affirmer en plagiant un grand homme. Maints aspects, en effet, d’une authentique île tropicale en constituent encore le charme principal.

Les voyageurs qui sortent du petit aéroport de Fascène doivent être surpris de traverser immédiatement de vastes plantations d’arbustes aux formes étranges dénommés ylangs-ylangs ce qui signifie « la fleur des fleurs » en malaisien, tant ses senteurs sont des plus enivrantes. Des cohortes de femmes cueillent les fleurs, une à une, parées de leurs lamba multicolores…

Si le tourisme représente plus des deux-tiers de l’activité économique de cette petite île, l’agriculture continue d’y occuper une place prépondérante. Quelques- uns parmi les premiers exportateurs mondiaux d’huiles essentielles d’ylang-ylang sont implantés à #NosyBe de longue date. Il est possible de visiter les distilleries où sont produits les précieux nectars qui ravissent les plus célèbres parfumeurs de la planète.

La pêche traditionnelle tient également une place de choix. Les spectacles offerts par les pirogues à voiles ou par les pêcheurs qui débarquent les fruits de leur journée de labeur sur le rivage apportent un charme incomparable aux plages nosibéennes. « L’île aux parfums » offre cet atout unique de disposer d’établissements hôteliers et de prestataires de services touristiques spécialisés d’un niveau international, tout en ayant maintenu la vie locale. Sur la plage d’un hôtel quatre- étoiles outre les pêcheurs, peuvent déambuler des vendeuses de fruits qui parcourent le rivage avec leur sobika sur la tête pendant que de jeunes enfants improvisent un match de football. Le nettoyage des plages s’effectue, au petit matin, avec de typiques charrettes à zébus…

Méconnue, la biodiversité de Nosy Be est remarquable principalement sur la presqu’île de Lokobe dont la réserve naturelle intégrale vient de se transformer en parc national. Ce changement de statut permettra de sillonner cette colline où s’épanouit le  Dypsis ampasindave , palmier totalement endémique des lieux. 

Conscients, depuis plusieurs années déjà, de la fragilité de leur environnement tant naturel que social, un grand nombre d’acteurs  de la filière tourisme se sont regroupés au sein de la charte Nosy Be s’engage pour un tourisme durable. Pour cette saison 2014/2015, ils ont décidé de mettre l’accent, d’un point de vue social, sur la valorisation de la culture Sakalava. Main dans la main , le Groupement interprofessionnel de l’hôtellerie et du tourisme (GIHTNB) et l’Office du tourisme (ORTNB) vont appuyer les initiatives qui mettent en exergue les us et coutumes locales.

Ceux qui séjournent régulièrement à Nosy Be, en totale quiétude, peuvent affirmer que le seul message d’alerte à retrouver  sur les sites officiels devrait être celui-ci : « Rendez-vous vite dans cette île préservée où il est possible de conjuguer loisirs balnéaires et plaisirs de l’aventure et de ses découvertes ». Car le mythe demeure…

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