Un trio lyrique qui se donne pour ambition de faire revivre le répertoire baroque des grands maîtres italiens. Quant Tana vibre à l’art des castrats disparus…
Grâce aux soirées « Un thé à l’opéra », données chaque mois au Café de la gare de Soarano, la musique classique refait peu à peu surface à Tana. Et contre toute attente, elle trouve son public ! Et même tout ce qu’il faut, côté artistes, pour parler d’une véritable « école de musique malgache ». Exemple avec Mihir’Art : un trio entièrement dévolu au chant lyrique, composé de Karisy Rajeson (soprano), Heninkaja Andriamiandra (contre-ténor) et Hery Andrianirina (piano). Au programme, de somptueuses envolées dans les aigus, guidées par un amour sans faille pour le répertoire baroque (XVIIe siècle). « De Monteverdi à Jean-Sébastien Bach, le Baroque a complètement transformé la musique, on lui doit notamment la naissance de l’opéra moderne », explique Karisy Rajeson.
Ses qualités de soprano lui permettent d’évoluer dans la tessiture la plus aiguë des voix féminines. Une maîtrise qu’elle a acquise en travaillant au sein de différentes chorales et qu’elle ne cesse de perfectionner à raison de plusieurs heures d’entraînements par jour. A ses côtés, Heninkaja Andriamiandra. En sa qualité de contre-ténor, il tient un registre particulièrement difficile : dans le répertoire baroque, le contre-ténor est celui qui est capable de chanter les parties normalement destinées aux voix féminines. Un emploi qu’immortalisa en son temps le grand Farinelli. « A l’époque, on castrait volontiers les contre-ténors afin de leur conserver leur voix d’enfant. Pour ma part, j’arrive à faire revivre l'art des castrats, sans opération bien entendu… » A noter qu’il est le seul chanteur malgache à pouvoir chanter dans ce registre. Une voix qui ne laisse jamais indifférent, tant elle exacerbe notre sensibilité. « J’ai d’abord étudié le piano puis fait quelques incursions dans le gospel avant de me découvrir cette qualité vocale », explique-t-il. Au piano, Hery Andrianirina. Elevé dans une famille de musiciens, il avoue avoir toujours trouvé ses marques dans l’univers classique. Son jeu subtil lui permet de remplacer avantageusement les violons et violoncelles de l’opéra pour servir encore mieux les voix de ses partenaires.
Faire découvrir cette musique au plus grand nombre, telle est l’ambition de Mihir’Art qui vient de donner récemment Les Aventures du roi Pausole à l’Université d’Antananarivo. « Le chant lyrique demande une oreille exercée pour être apprécié à sa juste valeur. Nous tentons d’accoutumer le public par des interprétations les plus accessibles possibles ». Ce qui les amène aussi à faire des incursions dans la musique populaire, réarrangée de façon classique. Un domaine que d’immenses stars lyriques comme Montserrat Caballé ou Pavarotti n’ont jamais dédaigné…
Contact : (+261)33 14 694 94


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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