Chez lui, pas de télévision, pas de radio, sa mère n’en veut pas ! Alors pour compenser, il fait son propre son. « Ce que j’aime dans le mix ? C’est mixer ! » Simple et efficace, comme son talent.
DJ Laundry prépare ses soirées seul dans l’intimité de sa chambre, mitoyenne à celle de sa mère. Un disque dur de 1 000 gigas octets blindés de titres, deux platines reliées à deux paires d’enceintes posées sur le bureau de sa chambre et le voilà parti pour la nuit… à chercher, explorer, mixer, renverser les tempos, les accents toniques, les courbes et les fréquences. À 21 ans, il a déjà ce doigté subtil dans le maniement des potentiomètres et les caresses décadentes du scratch sur les platines. Par conséquent très demandé, depuis les mariages où le mix doit s’adapter aux goûts des familles jusqu’aux gros festivals où les foules se déchaînent, sans oublier les night-clubs où il intervient en invité, les fêtes privées qui finissent à pas d’heures. Tout en gardant sa totale liberté sonore, la connexion avec la foule est le fil conducteur de ses soirées. « Tout se fait en live, une sorte de marathon sans horaire. »
Comment tient-il le coup quand il enchaîne trois ou quatre « dates » d’affilée ? Jeunesse aidante, DJ Laundry avoue avoir peur de trop dormir avant chaque show. « Deux heures de sommeil suffisent, sinon je suis déconcentré… » Ce jeune jongleur du son se permet même le luxe de faire improviser le groupe Zolo Be sur du toka-toka remixé à sa sauce. Egalement de faire danser quelques ministres au festival de danse Mitsaka de Foulepointe. Et comme le temps n’existe plus pour lui, il s’octroie aussi un espace pour animer K on line sur Radio Viva, les mardis et vendredis, où là encore le public réagit en direct à l’antenne. Pour finir, il est aussi membre de CDJ 501, une nouvelle association de disc-jockeys créée par François Kanny, étudiant en troisième année de droit à Tamatave et musicien-mixeur du groupe de rap 2311 Connexion. À la question posée : « Comment expliques-tu un tel succès ? », DJ Laundry répond timidement : « Je ne fais que jouer avec mon coeur ».
Contact : 034 47627686 -
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(article publié dans no comment magazine n°25 - Février 2012 ©nocomment éditions)


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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