En revendiquant l’africanité de sa musique, Black Nadia n’a aucun mal à faire la différence sur la scène malgache. Son coupé décalé est sans conteste ce qui se fait de plus torride en la matière. Mafana be !
Spécialiste de la musique mafana, Kantoniaina Ornella Edith Nadia, Black Nadia pour la scène, est bien décidée à faire grimper la température à coup de rythmes africains (coupé décalé entre autres), mêlés à de la variété plus typiquement malgache. Au-delà des apparences, la belle se montre bien moins légère qu’elle n’y paraît. Exemple avec Le Système, la chanson phare de son dernier album, sorti le 6 décembre dernier, où elle égratigne joyeusement « ces femmes soi-disant indépendantes qui se targuent de n’avoir plus besoin d’hommes dans leur vie, uniquement parce qu’elles sont actives ». « Un homme, c’est toujours utile », relève-t-elle finement, histoire sans doute d'en revenir aux vraies valeurs…
C’est ainsi qu’à travers la musique mafana, Black Nadia touche à quantité de sujets de la vie quotidienne, des plus drôles aux plus tristes, mais toujours dans le rythme. « Les rythmes dansants n’empêchent pas d’aborder les thèmes plus graves », considère celle qui a choisi de se faire appeler Black Nadia par « pur militantisme ». « Noire et fière de l’être, voilà ce que signifie mon nom de scène. Mes influences musicales sont autant à Madagascar qu’en Afrique. » Née à Amboasary Sud, près de Fort Dauphin, c’est pourtant le dialecte de Tuléar qu’elle utilise en priorité dans ses chansons : raison simple à cela, elle a vécu dans le Grand Sud toute une partie de sa jeunesse. Là-bas, l’influence africaine se fait davantage sentir, notamment le gospel et les chants religieux qui ont bercé son enfance. « Tous les week-ends, j’étais pressée d’aller à l’église pour pouvoir chanter ! », se souvient-elle. Soliste dans différentes chorales, elle apprend à poser sa voix et devient très tôt une petite célébrité locale, « Makoma » comme on l’appelle affectueusement, véritable coqueluche des concours amateurs.
C’est là qu’elle est repérée par Dadah de Fort-Dauphin qui l’engage comme danseuse, avant de choisir de se lancer dans une carrière solo en 2010, aidé d’Alain, son arrangeur, et de DJ May T qui l’accompagne sur scène. Tous ceux qui l’ont vue au Jao’s Pub le 10 décembre dernier peuvent témoigner qu’elle a de sérieuses cartouches pour entreprendre une carrière digne des plus grandes. Et pour ceux qui l’auraient ratée, rendez-vous en 2012 pour sa grand tournée à travers le pays qui la mènera à Maroantsetra, Toamasina, puis dans tout le Sud.
Contact : (+261) 33 40 117 93
(article publié dans no comment magazine n°24 - Janvier 2012 ©nocomment éditions)


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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