Le Nofy Be est un boutre itinérant. Selon les saisons et les vents, vous le trouverez à Ifaty, à Morondava, à Nosy Be ou ailleurs sur la côte Ouest de Madagascar. À son bord, c’est un autre monde : ce beau bijou de bois construit dans la plus pure tradition de Belo-sur-Mer vous embarque pour une croisière au bout de l’authenticité.
Sur la côte Ouest de Madagascar, il existe un univers hors du temps et ignoré de tous : celui de la marine marchande à voile, avec ses 200 boutres traditionnels qui naviguent le long du canal du Mozambique. D’où sortent ces bateaux qui paraissent surgis d’une autre époque ? Ce sont 3 marins bretons qui, en 1884, ont apporté les techniques de construction de ces superbes embarcations. Depuis, l’ethnie Vezo les a totalement intégrées à sa culture. Le sanctuaire de ce monde à part se trouve à Belo-sur-Mer, où l’on peut voir en permanence 30 à 40 goélettes en construction. Cela fait bien longtemps que de tels chantiers ont disparu d’Europe.
En 1989, à l’occasion d’un reportage, Fred Bouvier, réalisateur installé depuis peu dans l’océan Indien, découvre ce monde hors normes. Pour cet originaire du Pas-de-Calais qui a navigué toute sa vie, c’est le choc, et aussitôt un rêve qui prend forme : celui de construire un jour son propre boutre. Des années plus tard, alors qu’il repasse dans la région pour un autre reportage, il rencontre Laetitia Wittock, qui travaille dans une ONG locale, et lui parle de son projet. « Trois ans plus tard, elle me rappelle et me dit : ton délire, là, c’est quand tu veux. On s’est lancés ».
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C’est le début d’une expérience assez singulière. En trois ans, Fred passera 24 mois à Belo, en autarcie totale avec son charpentier de marine et son ouvrier. Il part en forêt pour choisir les pièces de bois, tous les matins il se réveille au son de l’herminette et de la hache. « C’était hallucinant, il n’y avait pas de téléphone, on s’envoyait des messages par boutre interposé avec Laetitia. Tout le monde m’avait promis les pires galères, mais pas du tout : une aventure humaine incroyable. »
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Résultat : une superbe goélette de 18 m de long construite à la manière traditionnelle, entièrement à la main. Le Nofy Be navigue depuis deux ans et embarque des touristes depuis un an et demi. « Nous avons passé six mois à naviguer à vide pour faire du repérage et optimiser le bateau. Il était hors de question d’embarquer des vahiny (hôtes) sans maîtriser parfaitement tous les paramètres. »
Avec son équipage de quatre marins et un cuisinier, Fred propose aux touristes des croisières avec ou sans plongées. Le bateau permet de gagner des points de la côte absolument inaccessibles autrement, et ce sont des rencontres inoubliables qui attendent les apprentis marins.
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« Pour les Vezo comme pour les Sakalava, ce bateau, c’est leur bateau, il fait partie de leur paysage et de leur culture. Ça ne fait pas du tout le même effet que si vous arrivez en vedette à moteur ou en catamaran. Immédiatement, il y a un contact qui se noue, différent, exceptionnel. Aujourd’hui en Occident, on est devenu des consommateurs de l’ultra rapide, de l’ultra mince, de l’ultra sans fond : j’essaie de proposer le contraire avec mon boutre, voilà l’aventure que je veux faire vivre aux gens. »
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , 032.439.25.46


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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