Cela fait 27 ans qu’il occupe le trottoir d’Analakely. Toujours prêt à tirer le portrait à qui le lui demande. Un photographe sans studio ou disposant du « plus grand studio du monde », c’est selon…
Avec son vieux boîtier en bandoulière, il est un personnage incontournable dans ce périmètre très agité de l’avenue de l’Indépendance. Chez les photographes de rue, on l’appelle le Président. Non pas qu’il préside aux destinées de cette illustre corporation, mais parce qu’il est, à 47 ans, l’un des plus anciens installés sur la place. Plus précisément devant l’hôtel de ville, où les clients ne manquent pas.
Ils sont une quarantaine comme lui à se partager le long couloir qui va de l’hôtel de ville à Ambohijatovo, en passant par le jardin d’Analakely. En poste de 8 heures 30 à 17 heures, ils se tiennent à la disposition du client, prêts à se déplacer n’importe où. Réunions de familles, mariages, simples photos d’identité, ils répondent instantanément à la demande, livrant leur travail dans le quart d’heure qui suit, à des prix défiant toute concurence (1 200 ariary l’unité pour un format 10 x15).
Bien qu’ils travaillent dans la rue, la plupart sont regroupés au sein d’associations formellement enregistrées. Comme l’Aphoam (Association des photographes d’Ambohijatovo Madagascar) à laquelle appartient Evariste. Si tout le monde peut se faire sa place à Analakely, le territoire est quand même bien marqué et mieux vaut ne pas marcher sur les plates-bandes du voisin. Simple question de courtoisie. « Entre les anciens ça se passe plutôt bien, mais on voit de plus en plus de jeunes issus des zones franches qui n’ont trouvé que ce moyen pour gagner leur vie », soupire Evariste. Bref, les temps sont devenus durs et le pavé de plus en plus disputé. Pour arrondir ses fins de mois, il lui arrive de faire le caméraman et photographe de mariage. Là, il peut gagner jusqu’à 150 000 ariary pour un jeu complet de 300 à 500 photos, frais de déplacements non compris. Une aubaine qui n’arrive pas tous les jours.

Natif d’Ambatondrazaka, Evariste a découvert la photo – l’argentique, précise-t-il – sur les bancs de l’école. « A 20 ans, quand il a fallu gagner ma vie, j’ai tout naturellement choisi ce métier qui est d’abord chez moi une passion ». Avec ça et là quelques stages de perfectionnement, comme en 1999 au Centre germano-malgache « avec des professionnels venus de Suisse et Monsieur Pierrot Men en personne ». Il s’informe régulièrement des dernières avancées technologiques, même si la perspective d’avoir un jour un Leika ou un Nikon relève largement du rêve.
La pluie et le froid sont ses pires ennemis. « Ces jours-là mieux vaut rester chez soi », note-t-il. Sans parler des petits malins qui aimeraient bien mettre la main sur son boîtier : « Ils t’emmènent soi-disant pour faire un reportage et ils te dépouillent aussi sec. Un boîtier tellement rafistolé que je me demande des fois comment il marche encore… »
Contact : (+261) 34 09 561 20


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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Comments
nemo> c'est indiqué dans l'article non?? ^^
Irinah ,afin de répondre à votre question, merci de contacter directement le photographe!! son contact se trouve en bas de l'article
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