Edmond Roby Rasoloarison est pompier, mais c’est aussi un artiste hors pair. Avec la tige de raphia, il reproduit à échelle réduite les plus beaux édifices de Mahajanga.
Patience et précision sont les maîtres mots d’Edmond Roby Rasoloarison. Dans des camaïeux de blanc, il enduit finement la tige de raphia qui entre pour l’essentiel dans la composition de ses maquettes (le carton, le polystyrène ou des morceaux de palissandre en compléteront l’ensemble). Ses outils sont aussi simples que la matière qu’il travaille : des pinceaux de vernis à ongle, un canif, de la colle à bois, et le tour est joué ! Enfin, pas si simple, l’assemblage et la finalisation demandent un sérieux coup de main dont lui seul a le secret.
Quand il n’est pas dans sa caserne, ses collègues pompiers savent où le trouver : chez lui, tout occupé à ses créations. Pourtant Raymond sait ne pas être casanier quand il le faut. La preuve, la fabrication de la maquette de la Banque centrale de Mahajanga lui a demandé un mois de va-et-vient incessants au pied de l’édifice ; à seule fin d’en saisir tous les détails et sous le regard vite rassuré des agents de sécurité qui ont compris qu’il ne préparait pas le casse du siècle ! Et c’est ainsi qu’il a pu reproduire chez lui, « en six mois et dix-neuf jours », la réplique du glorieux édifice, ramené à quelques mètres mais d’une ressemblance stupéfiante. Entre-temps, il a pu décrocher une formation auprès de Madacraft, qui l’a « considérablement aidé à progresser », admet-il.
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Âgé de 29 ans, Raymond est un pur autodidacte. Tout petit, dans son village reculé de la région de Mahajanga, il se passionne pour la fabrication de voitures miniatures – ses premiers jouets – à partir de la ouate du raphia. Ce n’est qu’en 2001 qu’il décide d’en faire son second métier. Encouragé par ses proches, il se lance dans des maquettes de plus en plus ambitieuses, comme l’hôtel de ville de Mahajanga, la Chambre de commerce, le bureau administratif de la région…
Ses œuvres ont déjà fait l’objet de ventes-expositions à la Croix Rouge et à l’hôtel de ville de Mahajanga. L’artiste assure que ses maquettes ne bougeront pas d’un pouce avec les années, à condition de les protéger de l’humidité. « Je reste convaincu que le raphia est une belle matière et qu’il y a encore mille façons de l’utiliser », relève-t-il, le regard déjà perdu dans ses futures créations.
Contact : 033 01 384 46 / 034


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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