Près de 500 km d’une suite ininterrompue de pièces d’eaux permettent de longer en toute quiétude la côte Est. Une artère fluviale idéale afin de prendre le pouls de Madagascar.
Nous avons opté pour la partie des Pangalanes (« canaux » en malgache, l’expression redondante de « canal des Pangalanes » est donc à éviter) qui, de Mananjary, relie 160 km plus au nord la petite ville de Mahanoro, d’où il est ensuite aisé de rejoindre la capitale.
Le port fluvial de Mananjary bruisse à n’en plus finir : interjections des bateliers, clapotis des flots, cris des enfants… À quelques encablures des quais, croulant sous les bagages, les embarcations les plus hétéroclites défilent sous nos yeux : pirogues traditionnelles surchargées ou simples radeaux qui s’égrènent au fil de l’eau, avec pour toile de fond de majestueuses oreilles d’éléphants (que les scientifiques préfèrent dénommer typhonodorum).
La sortie de Mananjary est marquée par le folklorique passage d’un ingénieux pont « à géométrie variable ». D’imposants bambous, jetés de chacune des rives, s’entrelacent pour composer un gué à peu près fiable. Un bateau à l’horizon ? Les gardiens des lieux tirent sur les berges les amas végétaux et… vogue le navire !
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Des femmes immergées jusqu’aux épaules manient avec dextérité un filet qui retient une précieuse friture. Un vol de canards sauvages vient se poser avec fracas parmi les joncs. Une pirogue chargée au-delà de l’imaginable hisse sa voile pour profiter de quelques alizés. Le canal se resserre et se borde soudain de majestueux niaoulis, parmi lesquels l’on peut découvrir une petite distillerie artisanale d’où seront extraites d’odorantes huiles essentielles. Un village se profile à l’horizon : les cases en falafa se mêlent aux cocotiers…
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C’est tout cela les Pangalanes, et bien plus encore si l’on songe qu’au-delà d’une étroite bande littorale, l’on découvre les rives de l’océan Indien. Saisissant spectacle offert alors par de courageux pêcheurs traditionnels qui osent affronter, sur leurs frêles esquifs, les flots impétueux. Que de regrets de n’avoir pu séjourner plus longtemps au sein de villages peuplés de forgerons et artisans, de n’avoir pu parcourir les immenses plages vierges balayées par les embruns. De n’avoir tout simplement pu laisser un peu plus de temps… au temps.


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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