Mahajanga Distiller l’amour de la cuisine à l’Alambic
À trente ans, Nathalie Martinez est une pimpante jeune femme qui a déjà pas mal roulé sa bosse dans le tourisme. Native de Tana, cette fille de pilote de l’air a passé son enfance à Mahajanga, une ville qu’elle affectionne particulièrement.
Mais comme beaucoup de jeunes du coin, c’est à Tana qu’elle fait ses études secondaires. Elle décroche son diplôme à l’INTH, en restauration.
« L’INTH, ça donne de bonnes bases, mais c’est sur le terrain qu’on apprend. D’autant que la restauration, c’est un métier d’hommes, et je peux vous dire que s’imposer comme chef devant une équipe d’hommes qui ont toujours été dirigés par des hommes, ça n’est pas évident. » Nathalie fait ses premières armes au cours de stages avant de s’envoler pour la France. Elle travaille d’abord à Bandol, dans le Var, puis dans le Sud de la Corse où elle rencontre son futur mari, Patrice.
Ils travaillent ensemble, jusqu’au jour où Nathalie propose à Patrice de changer d’île. Il accepte le pari. En 2003, une nouvelle aventure commence pour le couple qui débarque à Tana, où ils ouvrent un fameux restaurant : le Rossini.
Mais qu’il fait froid à Tana ! Nathalie et Patrice sont quelque peu nostalgiques du soleil et de la mer. Ils finissent par plier bagages, direction le Sud, pour gérer un hôtel de Mangily, dans la baie d’Ifaty, avant d’ouvrir leur propre petit resto de plage : La Canne à Sucre. « Ça marchait très bien, mais ce n’était pas facile tous les jours. Pas d’eau, pas d’électricité… C’était tout le temps la débrouille. Et comme on avait un fils (Mandresy, maintenant il a quatre ans et c’est une petite terreur !), on a eu envie de revenir un peu à la civilisation. »
Pourquoi pas Mahajanga, la ville de l’enfance de Nathalie ? En 2009, la petite famille y débarque et rachète l’Alambic, un resto du centre-ville qui avait été créé par un Marseillais deux ans plus tôt. C’est Nathalie qui gérera l’affaire, pendant que Patrice ouvrira un atelier de lapidairerie.
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« C’est complètement différent d’Ifaty, ici. La mer est à deux pas, mais on est en ville, dans un quartier qui bouge, où l’ambiance est super. » À Midi, l’Alambic accueille vacanciers et touristes dans sa salle climatisée. Le soir, c’est une clientèle plus intime, des habitués. Nathalie sert toutes les spécialités du coin : crabes, masikita, grandes salades de la mer, camarons, langoustes, poissons en tous genres… Sans oublier le foie gras mi-cuit, sans doute l’un des meilleurs de la ville. Les deux menus à petits prix changent tous les jours et l’Alambic réserve toujours des surprises. Pour le dessert, de succulentes pâtisseries, et bien sûr les fruits de la côte : zevy, sakoa, jujubes, bananes…
Nathalie n’est pas un chef comme les autres : elle règne sur sa cuisine, bien sûr, mais également sur la salle du restaurant. « Je tiens à être là lors de tous les moments clés, qu’il s’agisse de finaliser un plat ou de l’apporter en salle. Du coup, je suis tout le temps en train de courir de la salle à la cuisine. » Le tout sans jamais perdre son entrain et sa bonne humeur : chapeau !
Contact: 032 41 439 279


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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