Bourlinguer entre les Comores et Madagascar, c’est toute sa vie. Un personnage à la Cendrars qui sent bon les embruns, le gros grain et la « vie rêvée ». Mais c’est la moindre des choses quand est commandant du « Soléa ».
Sur le Soléa, cargo de 33 mètres de long présentement amarré au port de Mahajanga, on ne dit pas « Mon Commandant », mais « Madame le commandant ». Plus affectueusement « Madame Françoise », car on l’aime bien, la patronne. Quitte à faire démentir la légende qui veut qu’une femme sur un bateau ça porte forcément la guigne… Dans les bistrots du port, on l’appelle aussi « Commandant Soléa», mais à vrai dire ses matelots ne s’y attardent pas trop, pas le temps ! Aujourd’hui, c’est un gros chargement de voitures, de matelas, de légumes et de meubles que le Soléa doit amener aux Comores, de l’autre côté du canal de Mozambique.
Commandant Soléa, de son vrai nom Françoise Burdinat, est très impatiente de faire bouger ces 300 tonnes d’acier qui, depuis trois ans, font la navette entre les Comores, la Tanzanie, Mayotte et Madagascar. Un cargo capable de transporter 200 tonnes de fret et 12 passagers, « que j’ai acheté avec mes économies », précise-t-elle. À son sourire volontaire, on devine la Parisienne qui ne se serait jamais satisfaite d’habiter une péniche sur la Seine ! La preuve, à 62 ans, elle est bien décidée à bourlinguer aussi loin que le vent la portera.

Géographe de formation, chercheuse au CNRS, elle a rompu les amarres très tôt. D’abord en faisant un tour du monde en solitaire sur un petit voilier. Habile à la manœuvre, elle commence par se faire embaucher sur des cargos puis décide de suivre une formation à New York où elle décroche son brevet de commandant de bord dans les années 90. Bon pour la marine marchande ! Et c’est là, au hasard d’un convoyage humanitaire parti de la Norvège, qu’elle découvre les Comores, l’autre grand amour de sa vie. Elle y restera trois ans, le temps de reprendre la direction de l’Alliance française d’Anjouan. Son contrat terminé, c’est la perspective d’une vie bien rangée de fonctionnaire qui l’attend à Paris. Mais l’appel du large est toujours là : en 2008, elle décide de vendre tous ses biens pour s’acheter Le Soléa, « un cargo qui attendait repreneur dans un port d’Écosse ». Retour aux Comores où elle fonde sa propre compagnie maritime. Ces Comores qui l’attendent une fois encore alors que le Soléa s’apprête à quitter Mahajanga. Le grincement des grues, les sabirs de français, de comorien et de malgache échangés entre les marins, le clapotis des vagues sur la jetée… Commandant Soléa est plus que jamais dans son élément.


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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Comments
Je desirerai conaitre les coordonnees du commandant solea(mail tel adresse postale).
Merci d'avance
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