À travers ses récits, Cyprienne Toazara fait partager aux tout-petits sa passion pour l’écriture et la culture malgache. Une conteuse pas toujours à l’eau de rose, convaincue qu’il convient de parler aux enfants comme à des adultes en devenir.
À 62 ans, cette ancienne professeur de français et directrice d’école aime souvent à retomber en enfance, mais seulement par amour pour l’écriture. Pour autant, ses histoires ne ressemblent pas à ces contes traditionnels à la morale trop souvent convenue. « Je n’aime pas les histoires puériles disant : sois sage, mon enfant. J’aime les histoires qui poussent les enfants à aller plus loin, à les rendre plus curieux du monde qui les entoure », explique Cyprienne Toazara. C’est par exemple, dans le recueil Au fil de la Sente, récits du nord de Madagascar, édité chez l’Harmattan en 2007, l’histoire de Lebany, un nain qui vient demander des comptes à son créateur, ou de cette ville d’Amboarabe où tous les habitants sont subitement transformés en bêtes immondes après un anathème… Des intrigues qui ne semblent pas destinées a priori aux enfants, mais que l’écrivaine met bel et bien à leur portée, convaincue qu’ils doivent être d’abord considérés comme des « adultes en devenir, avec chacun leur personnalité et forcément des choses à dire ». « On peut tout leur raconter, la mort ou la violence, des sujets qu’on ne peut d’ailleurs pas éviter, mais il y a bien évidemment une façon de les aborder », estime-t-elle.
Née d’un père originaire d’Andapa et d’une mère originaire d’Ambositra, elle se considère comme « pleinement d’ici, étant à la fois de la côte et des plateaux, et par cela très à même d’expliquer l’âme malgache ». Un amour du pays, de son peuple, de sa culture, de son histoire, qui s’inscrit dans chacun de ses contes. Comme dans Antalaha, le 26 juin 1960, un livre paru en 2010 aux Éditions Jeunes Malgaches (collection Ado poche) où elle évoque cette fameuse journée où le pays accède enfin à l’indépendance. Une tranche d’histoire qu’elle situe à Antalaha, dans la province de Diego Suarez, mais qui a valeur d’exemple pour l’ensemble de l’île. Pour son prochain livre, Cyprienne Toazara prépare un recueil entièrement en malgache qui sera intitulé Zaza mahalala fomba (Les enfants polis) : 15 petits récits pour bien comprendre ce que signifie être malgache quand on n’est pas plus haut que trois pommes. « Ma plus grande fierté serait qu’ils s’en souviennent quand ils seront grands au moment de les transmettre à leurs enfants », confie-t-elle.
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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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