
Un projet de culture d’huîtres, mené par la Région Anosy en coopération avec la Bretagne, devrait intensifier la commercialisation de ce précieux mollusque à travers le pays.
Si la région de l’Anosy est connue pour ses langoustes, elle l’est un peu moins pour ses huîtres, pourtant réputées fameuses. Ici, elles font partie du quotidien : s’octroyer une petite halte entre deux courses pour en déguster une petite douzaine « à la fraîche » est un de ces luxes que les Fort-Dauphinois s’offrent sans restriction, d’autant que cela ne coûte pas plus de 1 500 ariary !
Si la langouste a ses saisons - elle est interdite de pêche entre septembre et fin décembre -, les huîtres en revanche se retrouvent tout au long de l’année. Plus ou moins charnues selon les périodes, bien sûr. À Ilafitsinanana pour les plus fameuses, paraît-il, mais aussi celles d’Evatraha, de Sainte-Luce…
Sauvages, elles sont raclées sur les fonds marins par des plongeurs et passent par les collecteurs avant d’inonder la ville. Le bâton à l’épaule, avec deux paniers à chaque bout, caractérise le vendeur d’huîtres. Sans oublier le petit filet pour les maintenir à l’eau en fin de journée, car celles qui ne sont pas vendues sont « élevées » à la mer en attendant le lendemain. Citrons et bouteille de vinaigre blanc à l’échalote, les marchands arpentent ensuite la ville en quête d’amateurs.

S’il est courant de ramener avec soi un panier de langoustes vivantes quand on monte à la capitale, il est plus rare de faire de même avec les huîtres. Pour la simple raison qu’elles nécessitent un certain talent pour les ouvrir, n’étant calibrées ni formées comme celles d’Arcachon, par exemple. C’est là, probablement le véritable handicap économique de ce produit.
Un projet de culture d’huîtres, mené par la Région Anosy en coopération avec la Bretagne, devrait toutefois y remédier. L’expérience porte pour le moment uniquement sur le calibrage, mais les résultats sont concluants. Une expédition pilote de 70 kg a été effectuée au mois de mars dernier pour des restaurateurs de Toliary et Tana. Si le volume de ce marché est encore faible, il est amené bien évidemment à se développer et d’autres commandes sont déjà passées auprès de l’association des pêcheurs. Cette nouvelle filière est assurément un atout supplémentaire pour le secteur économique et touristique de Fort Dauphin, dont les richesses - outre l’ilménite qu’on ne présente plus - n’attendent que la route pour mieux faire parler d’elles au plan national.
Contacts pour l'association : Mme Emma +261 34 08 481 89 ; M. Njaka au +261 34 12 174 45


|
Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.