Comment concilier les intérêts d’un pays en développement et les exigences des touristes occidentaux, tour à tour adeptes de la fraternité universelle puis râleurs professionnels ? Tiana, 33 ans, s’y efforce depuis 10 ans, en proposant de nouvelles façons de prendre des vacances qui allient farniente, sport et solidarité.
Le « Madagascar, c’est beau, mais c’est pauvre », trop souvent entendu, n’est pas l’image qu’il veut montrer de son pays. Faire découvrir le sens de l’accueil et les traditions des campagnes, « c’est aussi ça la richesse de Madagascar. Les touristes qui ne font que passer ne voient qu’une vitrine de Madagascar ». En 2004, il crée donc une agence de trek à Fianarantsoa, Sudmadatrek. Pourquoi le trek ? « Parce qu’on prend le temps d’aller à la rencontre des gens, et on s’imprègne des paysages. »
Pour concilier les attentes de l’Occident et les besoins de son pays, il développe aussi un tourisme solidaire et propose aux voyageurs de passer 2 ou 3 jours chez l’habitant en brousse. L’intégralité des recettes est versée à la famille d’accueil : « La population malgache est rurale à 75 %. Il faut que tout le monde profite de la manne du tourisme ».

Mais comment éviter de transformer ces villages en parc d’attraction ? Tiana soutient l’association Tanitsika, qui propose aux villageois une formation, qui allie hygiène, techniques d’accueil et surtout civisme : « les gens d’ici n’ont pas forcément conscience des richesses de leur pays. Ce n’est pas en détruisant ce qu’on a qu’on obtiendra mieux. Notre pays, c’est notre porte-monnaie. » D’où la nécessité de former les paysans à une meilleure valorisation de leur patrimoine, mais aussi les touristes à un plus grand respect des cultures locales.
Tiana veut donc se placer au-delà de l’opposition tourisme miracle, vecteur de développement/tourisme maudit, facteur de destruction. Résolument optimiste malgré un contexte économique et politique fragile, il multiplie les projets. « J’aimerais développer l’intérêt pour mon pays, en France ou ailleurs ». Comment ? « J’ai un projet, mais mbola ao akibon’ny omby (c’est encore dans le ventre du zébu) ».
Contact : c/o Sudmadatrek ; BP1312 301 Fianarantsoa Madagascar, www.sudmadatrek.org


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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