Lutter contre la pauvreté en soutenant le développement de la microfinance. Tel est l’enjeu du programme Babeo que suivront pendant trois ans 1 500 femmes engagées sur la voie de la micro-entreprise.
Un pourcentage toujours plus élevé de femmes est obligé de travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Deux sur trois développent une petite activité génératrice de revenus : par exemple, gérantes de taxiphones ou éleveuses de poulets. Malheureusement, ces activités s’inscrivent trop souvent dans le secteur informel, ce qui prive ces femmes de toute sécurité financière, notamment en période de crise. « Les femmes sont les premières touchées quand l’économie va mal. Contrairement aux hommes, elles ne peuvent quitter leur foyer sur un coup de tête quand les problèmes surviennent », explique Lizah Ndrialisoa, coordinatrice du programme Babeo au sein de l’organisation de solidarité internationale PlaNet Finance. Ce programme, lancé en janvier 2011, vise à sensibiliser 1 500 femmes des quartiers défavorisés de la capitale à l’entrepreneuriat et à accompagner pendant trois ans 300 femmes micro-entrepreneures dans toutes leurs démarches de professionnalisation (formalisation de leurs activités, développement personnel, réorganisation, accès aux services financiers, etc.) « L’objectif est notamment de leur apprendre à se servir de l’outil de microfinance », précise la coordinatrice.
Financé par l’Union européenne à hauteur de 1,25 milliard d’ariary, le projet Babeo s’appuie sur un certain nombre de partenaires techniques locaux, notamment les organisations Capacity building for Communities (CforC), Akany ikoloina ny ankizy (Aina), l’association Tabita et des institutions de microfinance. S’agissant pour beaucoup de jeunes mères souvent accompagnées d’un enfant de moins de cinq ans, le programme Babeo vise aussi à mettre en place des structures d’accueil comme des garderies confiées à des éducatrices spécialisées. « Ce système permet aux mères de se consacrer pleinement à leurs activités professionnelles sans avoir à s’occuper en même temps de leurs enfants. » Sur le long terme, le projet Babeo souhaite permettre aux femmes malgaches de lever les barrières culturelles, sociales et économiques qui les empêchent de s’émanciper.


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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