Jean Testemale est un self-made-man qui a accompli l’essentiel de sa carrière dans le secteur des télécoms. Il a commencé chez Thomson CSF en France pour qui il déployait le réseau Itinéris, devenu aujourd’hui Orange. Ensuite, destination Kourou en Guyane, toujours pour Thomson CSF qui lui confie la planification des campagnes satellite et l’organisation de l’arrivée des satellites en Guyane jusqu’à leur lancement par la fusée Ariane. De retour en France il travaille successivement pour Cegetel, Level 3 Communication ou encore Flag Telecom.
En 2003, il devient directeur d’Iliad Télécom dont il développe le volet téléphonie. Parallèlement, il prend en charge la promotion et la vente à l’export de la solution Freebox. Arrivé il y a 4 ans à Madagascar, il a d’abord été directeur commercial, marketing et communication de DTS/Moov avant de devenir, il y a quelques mois, directeur général de CANAL+ Madagascar. Une carrière sans cesse ascendante menée, selon ses propres termes, grâce à un peu de chance, un peu d’opportunisme et beaucoup de travail.
C’est lorsque vous travailliez chez Free que l’opportunité de travailler à Madagascar s’est présentée à vous.
En effet. J’avais mené toute ma carrière en France métropolitaine à l’exception de deux ans en Guyane, et ma femme et moi nous étions promis de partir un jour vivre à l’étranger. À l’approche de la quarantaine, avec deux petites filles, nous commencions à nous lasser de la vie parisienne et étions en quête d’autre chose. Nous avions envie d’élargir notre horizon, de nous remettre en question et de découvrir un nouvel environnement, une nouvelle culture. C’est à travers mes contacts internationaux chez Free que l’opportunité de partir pour Madagascar s’est présentée. Nous l’avons saisie immédiatement et avec enthousiasme, et c’est ainsi que je suis entré chez DTS comme directeur commercial, marketing et communication, poste que j’ai occupé pendant 3 ans et demi.
Une période durant laquelle DTS a connu de nombreuses innovations.
Ça a été une expérience fabuleuse et je suis très fier de ce que nous avons réussi à faire. D’abord, Wanadoo est devenu Moov – cette marque est un peu mon bébé et d’ailleurs, ça n’a pas été évident de faire accepter la couleur rose ! Ensuite, nous avons initié la démocratisation de l’Internet à Madagascar en déployant l’ADSL sur tout le territoire. Et enfin nous avons lancé la clé 3G, avec le succès que l’on connaît.
Une fois ce travail achevé, j’ai senti qu’une nouvelle page se tournait et, comme souvent dans ma carrière, une opportunité est venue confirmer qu’il était temps pour moi de relever de nouveaux défis. J’ai appris que CANAL+ souhaitait investir dans le pays et reprendre à son compte l’activité de distribution de CANALSAT par la création d’une filiale. J’ai postulé et j’ai été recruté comme directeur général.
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Pourquoi CANAL+ a-t-il décidé de créer une filiale dans le pays alors que CANALSAT était déjà distribué à Madagascar ?
La stratégie de CANAL+ OVERSEAS, qui est la branche internationale de CANAL+ France, est simple. Il s’agit de tester un marché en confiant une licence à un distributeur. Si ce distributeur parvient à un certain nombre d’abonnés et à une certaine rentabilité, CANAL+ décide de reprendre l’activité directement en créant une filiale.
La distribution de CANALSAT était jusque-là assurée par SME, une filiale du groupe SICAM. CANAL+ OVERSEAS a racheté le fond de commerce de SME en conservant la plupart des salariés. SICAM a conservé une participation minoritaire dans la filiale.
Qu’est-ce qui a changé avec la création de CANAL+ Madagascar ?
CANALSAT à Madagascar n’est plus une marque distribuée sous licence par un opérateur mais par une filiale à part entière du groupe CANAL+. +. Notre premier travail est donc d’asseoir l’image de CANAL+ MADAGASCAR. Parallèlement nous travaillons actuellement à l’amélioration de nos offres. Nous avons commencé par ajouter la TVM à nos bouquets, ainsi que France 2, France 5 et France O, ce qui permettra, entre autres, aux fans de foot de voir le Tournoi des six nations. Nous avons aussi conduit des évolutions technologiques avec l’introduction de la HD et du PVR. Cette dernière technologie permet notamment d’enregistrer les programmes sur un disque dur fourni avec le décodeur et de les regarder librement en différé. Elle donne aussi accès à la vidéo à la demande, une sorte de vidéoclub intégré au décodeur.

Prévoyez-vous d’autres grandes évolutions ?
À l’heure actuelle, surtout dans une île comme Madagascar, la télévision par satellite représente une fenêtre sur le monde, accessible absolument partout sur le territoire. Nous sommes le seul opérateur à couvrir 100 % du territoire. Demain, si vous vous installez au fin fond du Makaï, vous pouvez vous abonner. Forts de cet atout, nous avons décidé de démocratiser l’accès à CANALSAT. Notre offre ne doit plus être considérée comme réservée aux plus riches.
Vous allez donc proposer des offres moins chères ?
Dès ce mois de février, nous baissons nos prix de façon spectaculaire tout en offrant le même contenu. Pour vous donner une idée, notre offre d’entrée de gamme proposait 23 chaînes et 7 radios pour 43 000 Ar par mois. Nos nouvelles entrées de gamme comportent désormais deux offres : Découverte, avec 20 chaînes et 8 radios pour 19 900 Ar et Évasion avec 39 chaînes et 8 radios pour 39 900 Ar. Les tarifs des bouquets les plus haut de gamme ont eux aussi été réduits de façon significative. Autre évolution considérable en ce qui concerne nos prix : ils étaient autrefois indexés sur l’euro, ce qui signifie qu’ils variaient d’un mois sur l’autre et pouvaient atteindre des fluctuations atteignant 10 % dans une année. À partir du 1er février, les prix sont fixes en Ariary. Enfin, avec les abonnements de courte durée, il sera possible de s’abonner pour 3 mois.
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Qu’est-ce qui vous a permis de baisser vos prix de manière si spectaculaire ?
Il est clair que la reprise de l’activité sous forme de filiale par CANAL+ a permis de baisser les coûts : il y a moins d’intermédiaires revendeurs, donc moins de commissions. Ce changement nous permet de démontrer notre volonté de démocratiser l’usage de la télé satellite en rendant plus accessible l’offre CANALSAT.
Comptez-vous sur une augmentation massive de votre parc d’abonnés ?
Aujourd’hui, nous avons une trentaine de points de vente. Nous comptons être à 200 d’ici la fin de l’année. Couplée avec la baisse des prix, cette extension du réseau de commercialisation doit nous permettre de doubler notre nombre d’abonnés d’ici l’année prochaine – pour l’instant, nous en avons plus de 8 000.
Ces nouveaux abonnés seront avant tout des particuliers, mais aussi des collectivités (hôtels, cliniques…) qui auront de belles surprises avec des tarifs très attractifs.
2011 sera donc l’année des grands chantiers, il nous faudra beaucoup de travail et d’efforts pour les mener à bien. Je sais que je peux compter sur mes équipes et distributeurs pour mettre en œuvre ces développements.
Vos loisirs, c’est la télé ?
Bien sûr, mais pas seulement. Je suis marié depuis 11 ans et nous avons deux filles de 10 et 11 ans. Il y a aussi les amis, ceux rencontrés ici et ceux restés en France. Chaque année depuis 4 ans, mes 8 copains d’enfance (on se connaît depuis la maternelle) viennent me rejoindre pour une semaine entre potes à Madagascar. La famille, l’amitié, chez nous, c’est sacré ! À cela s’ajoute un goût prononcé pour la découverte et l’aventure ; ici j’ai découvert le quad mais en France nous avons un vieux combi VW de 1977 avec lequel nous avons sillonné l’Europe en famille. En parlant de découverte j’aimerais partager avec vous mon coup de coeur pour l’Altra Faccia della Luna, chez Diego, à Ankilimionga près d’Anakao. J’ai pas mal voyagé dans le monde, et je peux vous dire que cet endroit est vraiment unique !
Contact: www.canalsat-madagascar.com


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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Comments
Je vous informe Monsieur le Directeur Général qur j'étais à la direction commerciale d'une grande société, et que le plus mauvais de mes collaborateurs a mis 15 jours pour répondre à un client.
Moi, je n'ai même pas reçu un accusé de réception de votre service...
Dans tous mes mails, j'ai toujours pensé que la civilité et la déférence doivent être de rigueur, malgré l'incompréhensible attitude de votre équipe.
Monsieur le Directeur Général, je vous remercie de l'attention et de la décision que vous allez prendre pour toutes ces peines que j'ai endurées.
RANAIVOARIJAONA LUCIEN ANDRIANJAFINORO
137.473.292.353.68
Par ailleurs, Madagascar ayant un nombre élevé de ressortissants français et pour le "rayonnement" de la culture française, ne serait-il pas judicieux d'inclure dans tous les bouquets les chaînes publiques françaises ?
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