Chez Cathy, on passe facilement du « salon » au « saloon ». Mais de travailler dans un quartier difficile de Saint-Louis, ne l’empêche pas d’aimer son métier, et les gens qu’elle coiffe.
Chaude fin d’après-midi dans le nouveau quartier populaire de Saint-Louis. Les forces de l’ordre sortent précipitamment du salon de coiffure où travaille Cathy : il vient tout juste d’être braqué ! Le téléviseur a disparu, tout comme les portraits de mannequins à la choucroute impeccable qui décoraient la vitrine. Une ambiance de saloon, façon western plutôt que coiffure, mais Cathy a l’habitude.
Originaire de Fénérive, elle travaille ici depuis 2003, année où elle a obtenu son CAP de coiffure. Elle a bien essayé d’autres salons et en a même monté un à son compte, mais elle a préféré fuir les « embrouilles entre associés » pour revenir à sa première patronne qu’elle n’a plus quittée depuis.
Ses clientes font confiance à son coup de main quand il s’agit de couper, « coloriser » ou mettre du volume dans leurs cheveux. Mais, surtout, Cathy a le sens de l’écoute, une vertu rare. Et qu’est-ce que ces dames peuvent se raconter quand elles se retrouvent sous le séchoir ? Forcément des histoires de cœur et de mœurs. « C’est bien normal dans un environnement où la fidélité semble être d’un autre âge », relève Cathy, toujours indulgente et un peu psychologue. Telle quelle, dans cette atmosphère pour le moins tendue, elle a su trouver ses marques. Elle aime son métier. En faisant cliqueter ses ciseaux, elle soigne aussi les petits bobos de l’âme, et ça lui convient parfaitement.



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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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