Adapté d’un classique américain des années 60, c’est le premier blockbuster malgache entièrement fait comme à Hollywood, avec une production elle aussi maison. Un film qui devrait prendre Tarantino de vitesse…
Les Panthères de l’Île Rouge est le quatrième long-métrage de fiction à s’inscrire dans l’histoire du jeune cinéma malgache. Mais à l’inverse des précédents (Dahalo, dahalo (1984), Tabataba (1988), Quand les étoiles rencontrent la mer (1996), il est le premier à reposer sur une structure de production entièrement malgache. En l’occurrence, la société Assist Audiovisual (groupe Assist Developpement) qui a instillé dans le film la bagatelle de 640 000 euros. Rien à voir avec le budget d’un film vidéo pour la télévision, mais ici l’enjeu est clairement le marché cinématographique international. Pour cela, Lucien Llinares, le producteur exécutif, s’est donné tous les moyens : un casting d’une bonne centaine d’acteurs et figurants (dont trois seulement ne sont pas Malgaches ou résidents), sept semaines de prises de vue aux quatre coins de l’île, des Pangalanes au parc de l’Isalo, et le coup de main d’un réalisateur français de renom, Serge Dotti.
Le film, actuellement en fin de tournage, devrait sortir en janvier de l’année prochaine. Il s’annonce déjà comme un blockbuster hollywoodien, d’ailleurs inspiré d’un classique du genre, le légendaire Faster Pussycat! Kill! Kill! de Russ Meyer, sorti en 1965. L’histoire est connue : trois jeunes stripteaseuses, dans trois somptueuses voitures, décident de former un gang et de se livrer à des pillages meurtriers. « L’œuvre nous a tout de suite séduits par son ton polémique, provocant et hors des sentiers battus, explique Lucien Llinares. On a donc décidé d’en faire un remake, mais en cherchant à acquérir les droits auprès de la veuve de Meyer, on a appris que Quentin Tarantino était déjà sur le coup… » Évidemment, si c’est Tarantino !
À défaut d’un remake, c’est donc une adaptation libre qui est présentée ici. Varla (même prénom que l’héroïne de Meyer) vit avec un Français d’âge mûr. Suite à une dispute, elle le tue et s’enfuit avec trois autres femmes à bord d’un minibus volé. Courses-poursuites, braquages, coups de feu à répétition, on est bien dans la grande tradition du road movie à l’américaine, mais sur fond de paysages 100 % malgaches « On voudrait transposer sur la société malgache l’impact que le film original a eu sur la société américaine, il y a 45 ans », souligne Lucien Llinares. Sans oublier l’érotisme, la marque de fabrique de Russ Meyer.
Réaliste, le producteur n’espère pas faire de bénéfices avec ce film qui est d’abord un moyen de faire parler de Madagascar dans les milieux du cinéma. « Notre objectif est avant tout de montrer aux étrangers les magnifiques décors naturels de ce pays qui possède le potentiel pour devenir une destination de tournage », précise-t-il. Les Panthères de l’Île Rouge devraient donc, en toute logique, affronter les grands festivals internationaux en 2012. Et pourquoi pas se faire les griffes sur le tapis rouge de la Croisette ? Le film doit en effet concourir à Cannes dans la sélection parallèle Un certain regard.
Contact : http://www.lespantheresdelilerouge.com


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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