Partis d’un projet éducatif financé par l’Unicef, Mamihasina Raminosoa et Rado Andriamanisa sont parvenus à réaliser un film d’auteurs dont l’audience à l’international est considérable. Même les Américains en parlent…
Dans les écoles de cinéma américaines où leur film est aujourd’hui diffusé, on parle déjà d’une « nouvelle vague » africaine. C’est dire qu’avec Dzaomalaza et le saphir bleu, Mamihasina Raminosoa et Rado Andriamanisa peuvent se flatter d’avoir porté le jeune cinéma malgache à un niveau d’audience jusque-là jamais atteint. Mais la consécration est arrivée en août dernier quand leur 59 minutes a été sacré meilleur film pour la jeunesse au Festival international Lola Kenya Screen, sur plus de 300 oeuvres en compétition ! « Pour le cinéma malgache, c’est une reconnaissance et la preuve que nous avons un public à l’international qui nous attend », estiment les réalisateurs.
Succès étonnant pour un film qui, à l’origine, est une commande de l’Unicef Madagascar, confiée à l’agence de production Digital Development Communication (DDC) où tous deux sont collaborateurs. Un film éducatif donc, destiné à la jeunesse, avec ses thématiques obligées comme l'éducation, la santé, la protection de l'environnement. « Tout le pari pour nous était de faire passer les bons messages sans tomber dans la caricature des bons sentiments ». Et c’est bien la grande qualité de Dzaomalaza d’avoir su faire de ce film à message une œuvre juste, sans langue de bois ni moralisme outrancier.

« Nous avons imaginé ce héros qui n’est pas forcément un modèle à suivre puisqu’il a quand même fait de la prison ! Tout ce qu’il veut c’est devenir riche, mais ses problèmes sont bien ceux auxquels sont confrontés tous les jeunes de son âge ». Un premier volet intitulé Dzaomalaza et le boutre brûlé se passait entre Nosy-Be et Diego. On y voyait un Dzaomalaza à deux doigts de devenir riche pour finalement se retrouver en prison après avoir mis une lycéenne enceinte... Dans Le saphir bleu, retrouvant la liberté, il décide de se lancer à la recherche d’un saphir exceptionnel qui l’entraîne dans les brousses de Tuléar.
Si les thèmes abordés sont toujours aussi lourds - la malnutrition, la sécheresse, les mariages forcés, les grossesses précoces – la qualité des images et le jeu des acteurs rendent l’œuvre en tout point convaincante. « Presque tous les acteurs du film sont des amateurs, et on a choisi de les laisser s’exprimer dans leur dialecte d’origine pour que tout cela n’ait pas l’air fabriqué ».
Au niveau national, l’objectif est également atteint, puisque le film a déjà été visionné par plus de 200 000 jeunes, via le réseau des écoles. Avec tous les échanges d’idées qu’il était censé provoquer chez les adolescents. La saga Dzaomalaza n’est pas prête de se terminer puisqu’un troisième volet est d’ores et déjà en préparation. Un bon point pour le cinéma éducatif, et le cinéma tout court.
Contact : (+261)33 02 231 31


|
Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.