Des peintures phosphorescentes à regarder à la lumière comme dans l’obscurité, il fallait y penser ! C’est la dernière trouvaille de Vonjinaina, une artiste plasticienne jamais à cours d’imagination.
Saluée depuis une dizaine d’années pour la qualité de ses sculptures, notamment sa série Paroles de boue exposée en 2000, l’artiste plasticienne Vonjinaina renoue aujourd’hui avec sa passion première, la peinture. Un retour aux sources marqué par l’importante exposition qu’elle a donnée en novembre dernier au restaurant 313 du Louvre, à Antaninarenina. Les peintures de Vonjiniaina, tel était le titre de cette exposition qui réunissait une vingtaine de tableaux, pour la plupart réalisés dans de grands formats. Mais pourquoi ce choix ? « Besoin de liberté, répond-elle. Quand on peint, les contraintes techniques sont beaucoup moins lourdes qu’avec la sculpture. On peut plus facilement se laisser aller à son imagination, sans avoir de comptes à rendre à la réalité ». Et c’est bien d’imagination débridée, de voyage sans contraintes d’espace et de temps, dont il est question à travers ces toiles ayant pour thème le dabokandro, le marché des zébus. « Avant d’arriver au marché, les bêtes sont convoyées sur de longues distances par les mpidabokandro, et c’est ce voyage que je raconte avec ces paysages toujours changeants qu’on traverse de jour comme de nuit ». Tellement changeants qu’un des tableaux montre des zébus paissant sur le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel ! « Un clin d’oeil au Louvre qui a bien voulu abriter mon expo », explique l’artiste.
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Une des particularités de ces toiles est l’utilisation de peintures phosphorescentes permettant d’approfondir de façon étonnante les effets de nuit. La même toile acquiert ainsi une signification différente selon qu’elle est regardée à la lumière ou dans l’obscurité. Une technique que Vonjinaina compte développer et faire mûrir au sein d’autres expositions, notamment celle qui est programmée à l’IFM d’Analakely en ce mois de janvier. Installations visuelles, sonores et photographiques rythmeront ces nouveaux voyages où seule l’imagination tient lieu de guide.

Contact : 034 01 336 93
(article publié dans no comment magazine n°24 - Janvier 2012 ©nocomment éditions)


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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