The Tiago Tariq est un artiste pakistanais installé à Madagascar depuis un an et demi. On a pu découvrir son travail à Is’Art Galerie le mois dernier où étaient exposés une quinzaine de collages, technique encore très rarement employée dans la grande île.
Avez-vous toujours pratiqué l’art du collage ?
Pas tout à fait. Je viens d’une famille d’artistes pakistanais assez classiques qui faisaient notamment de la calligraphie. Mon père pratiquait la peinture à l’huile. J’ai fait une école d’art en Russie et mes débuts étaient aussi très classiques. Mais je me suis rendu compte assez rapidement que j’en avais marre, que j’avais envie de passer à autre chose. Alors je me suis mis au collage. C’était il y a six ans.
Que vous apporte cette technique ?
Une totale liberté d’expérimentation. J’utilise des papiers déchirés, des morceaux de journaux, de magazines, de photos, d’affiches… le fait d’agencer ces bribes d’images ou de textes pour composer une image plus grande représente pour moi un défi intellectuel et artistique permanent.
Cherchez-vous à faire passer un message général à travers vos œuvres ?
Pas vraiment. Je dirais plutôt que chaque œuvre a son message propre. Mais toutes sont sous-tendues par des questionnements communs. Le plus important pour moi est sans doute celui de l’identité. C’est le sujet le plus complexe qui soit.
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Qu’entendez-vous exactement par « identité » ?
Qui somme-nous ? Comment nous définissons-nous par rapport à nous-mêmes, par rapport aux autres ? Mes œuvres sont des tentatives de réponses à ces questions. À travers des portraits, des scènes de la vie quotidienne. Je m’intéresse beaucoup aux gens ordinaires, ceux que j’appelle les « âmes ordinaires ». Je suis l’une d’entre elles. En essayant d’exprimer les mouvements de ces âmes, c’est aussi moi-même que je cherche.

L’utilisation du collage rejoint-elle cette volonté de vous situer dans l’ordinaire ?
Tout à fait. Les matériaux que j’utilise sont humbles, ils sont eux aussi ordinaires, issus de la vie courante. Le fait de les découper et de les agencer autrement pour créer des figures nouvelles me permet de voir le monde autrement, de dégager un autre point de vue sur la vie ordinaire, sur ses mystères et ses ambiguïtés, sur son foisonnement et sa complexité.
Contact : 03445 082 27


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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