Nonoh Ramaro ajoute huit nouveaux tableaux à sa série des « Art-Tra ». Peinture intrigante, entre le portrait traditionnel et la « projection astrale », à haute vertu thérapeutique mais certainement pas décorative, affirme-t-il.
Ces visages grand format superposés à d’étranges « mantras » de couleurs ont-ils le pouvoir de guérir, à tout moins de faire du bien ? C’est en tout cas ce qu’affirme le peintre et chorégraphe Nonoh Ramaro qui a présenté à Isoraka en décembre dernier, chez Max et les Ferrailleurs, huit nouvelles toiles de sa série Art-Tra (jeu de mot pour endurance). « Ma peinture est thérapeutique, affirme-t-il. Si tu te sens lourd après une journée de travail et que tu regardes mes toiles tu te sentiras moins stressé. Certaines couleurs peuvent faire du bien. »
Le propos est toujours intrigant, surréaliste pour ne pas dire mystique, mais rien d’étonnant à cela quand on sait que le projet Art-Tra est né d’un « échange productif » avec Xhi (de Xhi sy Mhâ) ! Cela étant, comment nier l’étrange fascination qu’exercent sur nous ces tableaux mi-abstraits mi-figuratifs ? Ces visages traités avec le plus grand réalisme mais comme baignant dans leur « aura », s’il faut traduire ainsi ces étranges « correspondances » qui les accompagnent, sortes de « portraits astraux » ramenés à quelques signes et couleurs essentielles. Une façon de rappeler que l’Homme - et singulièrement l’Homme malgache -, est toujours « relié », au sens le plus « religieux » du terme : relié à lui-même, à ses ancêtres, au grand tout qui le cerne.
Artiste accompli, Nonoh Ramaro, Ramaroniaina Landry Richard pour l’état civil, évite d’en dire trop sur sa peinture – « à trop en dire on tue le mystère, au visiteur de se projeter dans mes toiles » – se contentant de rappeler qu’il n’est pas un « peintre décoratif qui est là pour faire joli ». Quant à sa technique « mixte », utilisant à la fois le « coulage » et la « superposition », il la rattache à l’influence du peintre gabonais Georges Mbourou. « Je l’ai rencontré lors d’un séjour au Gabon et je le considère comme un extraterrestre ». Ce qui dans la bouche de Nonoh ne peut être qu’un grand compliment. D’autant qu’il doit à d’autres grands extraterrestres de s’être trouvé en peinture, comme Richard Razafindrakoto qui l’a initié à l'expression contemporaine.

Pour 2012, l’artiste a un agenda bien chargé puisqu’il compte exposer à Maurice et entamer une collaboration avec un artiste italien pour des toiles grand format (jusqu’à trois mètres de long) qui seront exposées à Nosy Be. Encore une histoire d’extraterrestre ?
Contact :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
(article publié dans no comment magazine n°25 - Février 2012 ©nocomment éditions)


|
Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.