Des photos grand format d’un vieil homme avec une cigarette ou d’une femme portant son enfant sur son dos, des revues de photographie jonchées sur le sol, de vieux appareils photos entreposés sur des étagères : c’est dans ce cadre que Mamy Randrianasolo nous accueille. Immersion dans l’univers du photographe.
Après un bac technique, des études en électronique, Mamy Randrianasolo est tombé dans la photographie par un concours de circonstance. À 20 ans, au cours d’un voyage d’études, il est amené à prendre en photo ses camarades de classe : il se retrouve pour la première fois derrière l’objectif et ne le quittera plus. Au début, il ne connaît rien au métier. Il achète à crédit à un ami un reflex argentique professionnel et commence sa carrière de « sympathisant photographe ».
Il se rend vite compte que pour percer dans ce métier, il faut participer et adhérer aux mouvements du monde de la photographie. Il adhère donc à l’Amicale des Photographes de Madagascar en 1992. Rapidement, il devient reporter photographe pour la Revue de l’océan Indien, le New Magazine et le quotidien l’Express. Il obtient le 1er prix « Plaidoyer pour le Photojournalisme » et les Prix Lucien Rajaona, ALJM et CRM. En 2002, il reçoit le 2e prix du concours « Meilleurs reportage journalistique », organisé par le Service de Presse de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, la Fondation Friedrich Ebert et l’Ordre des Journalistes de Madagascar.

Il participe à diverses expositions et publications, la plus récente étant la sortie de l’ouvrage Paroles photographiques de la Biodiversité, un travail des photographes de la jeune et de la nouvelle génération. Il se considère comme généraliste et traite tous les sujets d’actualité. Mais il insiste sur un point : ne jamais tomber dans le misérabilisme. « Pourquoi ce besoin de cultiver le misérabilisme alors qu’il se passe tellement de choses à Madagascar à l’heure actuelle ? C’est trop facile de jouer sur la misère et la pauvreté. Même quand je photographie des gens pauvres, je travaille à ce qu’il en sorte toujours quelque chose de digne. » Il milite pour une meilleure reconnaissance du métier de photographe, et projette d’ouvrir bientôt sa galerie photo, Sartpik, un lieu de partage du regard.

Contact : 033 11 702 25,
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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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