Vingt ans de peinture et une œuvre imposante, profonde, sombre parfois. Un maître malgache dont les créations s’exposent bien au-delà de sa ville de Toamasina.
À Tamatave, où il réside et enseigne la peinture, on le dit « écorché vif ». Un de ces artistes « prométhéens », qui n’hésitent pas à saisir à bras-le-corps les thèmes les plus lourds. Comme en 2005 - il a à peine 30 ans - quand il s’attaque à sa série de fresques géantes intitulée Ecce Homo. Référence à Nietzsche, bien sûr, au « sentiment tragique de l’existence », à tout ce qui fait « l’Homme perpétuellement tiraillé entre le bien et le mal, l’obscurité et la lumière ».
« Ma peinture ne se veut pas décorative, prévient Liladhar Sandjay. C’est plutôt une thérapie, une chirurgie, un exorcisme sur l’essence même de la vie et de la mort ». Une tentative de « crever l’angoisse » qu’il fait remonter à « un événement tragique accompagné d’un rêve prémonitoire », survenu à son adolescence. Pas étonnant que parmi ses influences, on retrouve Edvard Munch, dont il a puissamment réinterprété Le Cri.

Il n’y a pas de recettes pour créer, explique-t-il. Cela peut partir d’un vieux journal trouvé par terre au cours d’une promenade ». De ce simple déclic naît Mémoire fossile qu’il expose à Tana en 2009 : 21 œuvres - huiles et techniques diverses - où s’exprime le lancinant travail du temps et de la mémoire.

« Chez moi, il y a la recherche de l’image et en même temps la sensation du relief qui est très en avant ». Une peinture à la limite de la sculpture - comme pour mieux toucher la douleur - utilisant aussi bien le raphia, la peau de zébu que de simples clous.
Son influence s’exerce bien au-delà de Madagascar, puisque Liladhar Sandjay expose régulièrement à La Réunion et en Europe. Une reconnaissance extérieure qui le laisse néanmoins sur sa faim. « J’aimerais qu’un musée d’art soit créé à Madagascar pour rendre compte enfin de la richesse de notre peinture. Je regrette que 80 % de nos œuvres partent encore à l’extérieur ».
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - Mobile : (+261)33 14 55 246


|
Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
Download Video: MP4, WebM, Ogg
HTML5 Video Player by VideoJS
Developped by no comment et Copyright © 2012 no comment® Madagascar Contact • Tous droits réservés
Comments
S'abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.