Natif de Fianarantsoa, Gaude ne peint qu’à la sanguine, un art ancien et délicat dont il se sert pour raconter le quotidien malgache. Depuis plus de quinze ans, ses tableaux s’exposent en France et à Madagascar.
Il reçoit dans la salle des professeurs du lycée où il enseigne les arts plastiques. Il est un peu absent, presque effacé. Et doucement les yeux s’animent, la parole se délie, les gestes se libèrent. Il cite Vinci, Delacroix, puis Miro et Dali, saute du romantisme au surréalisme, inscrivant son art dans la plus grande tradition.
Instituteur de formation, Tsangandahy Ramaharoarivo, son nom à l’état civil, découvre la peinture en enseignant à ses élèves. Il s’intéresse à toutes les techniques, se plonge dans l’histoire de l’art, cherche sa voie. Il s’essaye à la peinture à l’huile, à l’aquarelle, aux pastels, tout lui plaît. Mais dans les années quatre-vingt, le matériel se fait rare et cher et son ami Pierrot Men lui conseille la sanguine, un pigment bon marché et facile à importer. C’est le déclic. La richesse de cette roche, dont les nuances s’étendent du rouge écarlate au brun sombre, le séduit : « On arrive à développer toutes les nuances à partir d’une seule couleur. C’est une peinture épurée ».

Progressivement, il apprend à maîtriser la matière, le papier, lisse ou à grain, blanc ou crème, et les outils. S’inspirant des techniques de la Renaissance, il combine la sanguine avec la pierre noire et la craie pour rendre toutes les nuances. Il se spécialise dans les portraits car « la sanguine est un matériau idéal pour restituer la carnation, faire émerger des émotions ou transmettre des expressions. En travaillant les lumières, les ombres et les pénombres, on donne vie à un visage ». Il dessine ainsi plusieurs heures par jour, souvent de nuit, consacrant de huit à douze heures de travail pour un portrait.

Artiste engagé, Gaude veut aussi mettre son talent au service des autres. Acteur du collectif des artistes peintres de Fianarantsoa, il organise des expositions dont le but n’est pas de vendre ses toiles mais de promouvoir l’éducation artistique pour une population qui n’y a pas habituellement accès. « Si l’art figuratif est très important à Madagascar, il manque de diversité. Et l’abstraction n’est pas du tout dans les esprits », constate-t-il. Un fossé qu’il ne désespère pas de combler.


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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Comments
Nous reviendrons de suite vers vous dès que nous les aurons.
je possède deux aquarelles des années 1900
environ qui viennent de Mada du temps de la colonisation d'un peintre s'appelant A.Ramiandrasoa sous toutes réserves car très difficile a déchiffrer.
Y a t'il moyen de savoir si ce peintre est connu a Mada ou ailleurs.Elles représentent un tout petit village malgache avec quelques habitants ,dindons et poules compris pour une et un village avec quelques vendeurs de légumes sur le bord de la route pour l'autre.Les personnes qui me les ont offertes vivaient dans la région de Ihotsy.Je serai
très heureux de pouvoir obtenir ces renseignements si possible.par avance merçi.
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