Il existe des jours bénis des dieux où, en l’espace de quelques heures, la terre nous offre des spectacles d’une infinie beauté. Les alentours de la forêt sacrée d’Ifotaka sont particulièrement propices à ce retour aux sources.
À peine entrouverte, la superbe tente où nous avons été hébergés pendant la nuit, laisse pénétrer quelques rayons de soleil que seuls de majestueux et centenaires tamariniers s’évertuent à retenir. Des couleurs subtiles se marient en ce petit jour ; une véritable aquarelle ! Pas le temps pour la moindre ablution. Les immenses champs de sisal ponctués de baobabs doivent être découverts, eux aussi, aux lumières changeantes du matin ; quand le rouge violent de la terre contraste avec le bleu azur du ciel mettant en relief les formes acérées des agaves.
Vous l’aurez compris, nous sommes dans le Sud. Dans l’extrême Sud. Sur les bords du fleuve Mandrare qui sillonne toute la région en y apportant la vie. En ce matin calme, le fleuve a été colonisé par des aigrettes. Leurs ailes immaculées captent, au hasard de leur envol, un peu de lumière. Dans quelques instants, ces gracieux volatiles laisseront la place à d’immenses troupeaux de zébus venus s’abreuver. Les lambas chatoyants de leurs gardiens se détachent sur les verts profonds de la forêt sacrée d’Ifotaka, de l’autre côté du fleuve.

Nous franchissons le Mandrare à pied. De bancs de sable en gués naturels. Dès le rivage, se mêlent les arbustives euphorbes et les élancés alluaudias. Le combat que se livrent ces deux espèces végétales afin de coloniser les hauteurs du fleuve, est spectaculaire.
Les habitants ont construit les tombes qui abritent leurs ancêtres, à l’ombre épaisse de cette végétation dense. Que d’efforts consentis pour rassembler des milliers de pierres qui composent d’imposants tombeaux surmontés de leurs trophées !
Les cornes de zébus apportent la touche finale à un décor d’un autre monde. Un monde loin d’être assoupi. Les villages que nous traversons témoignent d’une culture bien vivante. Les façades des maisons sont régulièrement sculptées. Quelques villageoises, qui prêtent à peine attention à notre présence, parcourent l’étroite piste qui sillonne entre les cases. Un bonjour par ci, un sourire par là. Malgré la rudesse du climat et des conditions de vie, le bonheur personnifié…


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Fitambarana à l’IFM Publié le 17 Mai 2012, 16.26
Les groupes L’Avion Rose et Tambours Gasy ont partagé la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) le 11 mai dernier.
AccompagnésRencontre improbable entre chansons françaises pop-rock et percussions basée |
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Comments
Eh, les gars, la prochaine fois que vous y allez, amenez-moi, je vous en prie !
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